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Revue des médias avec Marie-France Bélanger : Les excréments, nouveau médicament

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du jeudi 15 février 2018

Revue des médias avec Marie-France Bélanger : Les excréments, nouveau médicament

Les excréments humains utilisés comme médicament

Un homme est assis sur une toilette.
Un homme est assis sur une toilette.PHOTO : Getty Images / wernerimages
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 15 février 2018

Après l'or noir et l'or bleu, voici l'or brun. Le magazine Québec Science a publié jeudi un dossier sur les excréments (Nouvelle fenêtre) où on apprend qu'on utilise des selles humaines pour guérir de nombreuses maladies, dont les infections à la bactérie Clostridium difficile (C. difficile).

« Les excréments nous dégoûtent. Mais, pour les chercheurs, ce sont des trésors. Plongez avec eux au fond de la cuvette! » écrit Québec Science en page frontispice de son numéro de mars 2018.

Dans l’un des articles rapportés (Nouvelle fenêtre) en ondes par Marie-France Bélanger, chroniqueuse à la revue des médias de Gravel le matin, on y apprend que la greffe de matières fécales fait des miracles dans les hôpitaux contre la bactérie C. difficile.

S’ils n’ont pas une bonne réputation, les excréments comptent de bonnes bactéries. Si bien que lors d’une greffe de matières fécales, les selles d’un donneur sain sont injectées dans le tube digestif du malade par sonde nasale ou par coloscopie.

Ce traitement, qui provient d’une pratique ancestrale, a pris son envol en 2013 après la publication d’une étude aux résultats prometteurs. L’efficacité de la greffe de matières fécales dans le traitement du C. difficile est telle que l’étude parle d’un taux de guérison des malades se situant entre 80 et 90 %.

Au Québec, certains hôpitaux pratiquent la greffe des matières fécales, mais le nombre de personnes ayant bénéficié de ce traitement est inconnu.

L’utilisation des selles à titre de médicaments pourrait être élargie. Des chercheurs envisagent d’utiliser ce type de greffe pour traiter d’autres troubles, tels que l’autisme, l’alzheimer et l’obésité.