•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Revue des médias avec Karima Brikh : Le livre Sexe et mensonges de Leila Slimani

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du lundi 25 septembre 2017

Revue des médias avec Karima Brikh : Le livre Sexe et mensonges de Leila Slimani

Des femmes simulent la virginité au Maroc pour sauver leur honneur

Au Maroc, plusieurs femmes, qui ont eu une ou des relations sexuelles avant leur mariage, vont simuler leur virginité à leur nuit nuptiale pour éviter l’humiliation.
Au Maroc, plusieurs femmes, qui ont eu une ou des relations sexuelles avant leur mariage, vont simuler leur virginité à leur nuit nuptiale pour éviter l’humiliation.PHOTO : iStock
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 26 septembre 2017

Au Maroc, nombre de femmes qui ont eu une ou des relations sexuelles avant leur mariage vont simuler la virginité à leur nuit nuptiale pour éviter l'humiliation, rapporte la chroniqueuse à la Revue des médias à Gravel le matin, Karima Brikh.

En début de semaine, l’article le plus relayé du site Internet du journal Le Monde, avait pour titre : « Au Maroc, la virginité à tout prix : “Ils veulent du sang, alors on leur en donne” ».

« Ce texte s’intéresse à la question de la virginité, qui est sacralisée par beaucoup de gens, encore aujourd’hui. »

— Une citation de  Karima Brikh

La journaliste a donné la parole à une Marocaine de 27 ans qui s’est mariée il y a un an. Ayant eu une relation sexuelle à l’université, bien avant son mariage, elle a choisi de mentir à son mari sur sa virginité, plutôt que de subir une humiliation.

« Elle n’en a jamais parlé parce qu’elle avait peur. [...] Elle en a discuté avec sa mère et une amie. Elles se sont dit que c’était plus simple de [mentir]. »

— Une citation de  Karima Brikh

Simuler la virginité
À l’aide d’une capsule de sang artificiel, commercialisée par une société chinoise au coût d’une trentaine de dollars, la jeune femme a simulé sa virginité lors de sa nuit de noces.

Le principe est simple : la femme insère cette capsule avant le rapport sexuel. La chaleur corporelle l’active et un liquide se répand, simulant ainsi une rupture de l’hymen.

D’autres femmes vont préférer avoir recours à la reconstruction de l’hymen. Celle-ci peut être faite dans la clandestinité par des gynécologues ou des chirurgiens, poursuit Karima Brikh.

Interviewée dans l’article, une sociologue et militante féministe souligne que la virginité, au Maroc, est l’un des tabous les plus féroces, en particulier dans les milieux ruraux, où vit 40 % de la population.

« Il y a encore la question de l’honneur qui se mesure à la virginité de la femme. Dans certains milieux, une fille non vierge est associée à une prostituée. »

— Une citation de  Karima Brikh

Livre à paraître
Karima Brikh fait un lien entre cet article et la parution prochaine au Québec du livre Sexe et mensonges : la vie sexuelle au Maroc, écrit par la Franco-Marocaine Leïla Slimani.

« Elle a donné la parole à des femmes de différents milieux, des femmes plus privilégiées, d’autres qui viennent de milieux populaires, des femmes mariées, des femmes célibataires. On dit que la sexualité est un sujet assez tabou. Tabou, oui, mais en même temps, il y a une obsession pour cette sexualité. »

— Une citation de  Karima Brikh