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Faut se parler, sur ICI Première.

Corneille : la résistance des médias québécois à la culture noire

Publié le 8 janvier 2021
Coiffé d'une casquette, Corneille sourit en discutant.
Le chanteur Corneille parle de ses nombreuses influences culturelles.PHOTO : Radio-Canada / Christian Côté

« L'écriture de mon histoire m'a mené à conclure que je devais le meilleur de ma vie au pire de mon existence », peut-on lire dans l'autobiographie de Corneille, publiée en 2016. Le chanteur revient sur son passé, tout en revendiquant le droit de ne pas en faire son plus grand facteur d'identité. Au micro de Noémi Mercier, Corneille se souvient de son arrivée au Québec puis de son succès, et affirme s'être rendu compte qu'il était noir le jour où il est devenu célèbre, déclarant avoir auparavant vécu dans une « espèce d'utopie diversifiée montréalaise ».

« Quand j’ai commencé à avoir du succès, je suis monté d’un cran, socialement. Plus je montais les étages, et moins il y avait de Noirs. En entrevue, je mentais sur mes influences musicales parce que j’étais à la recherche de réciprocité de la part des journalistes. »

—  Corneille, auteur-compositeur-interprète

Encore aujourd’hui, il avoue se sentir réellement Québécois, mais que « l’appareil médiatico-culturel semble résister à ce qu’[il] représente ». Après l’indignation, la colère et le lâcher-prise, le chanteur travaille sur son ouverture d’esprit, s’étant rendu compte qu’il souffrait de cette observation sur le manque de diversité dans les médias québécois.