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Les traditions du jour de l'an, avec Nadine Mbemba et Lisette Mallet

Projet audio seulement
Rattrapage du samedi 28 décembre 2019

Les traditions du jour de l'an, avec Nadine Mbemba et Lisette Mallet

Les traditions du jour de l'an, avec Nadine Mbemba et Lisette Mallet

Lisette Mallet aux studios d'ICI Toronto.
Lisette Mallet est présidente de la Société d'histoire de Toronto.PHOTO : Radio-Canada / Ramin Pezeshki
Projet audio seulement
Enfin samediPublié le 28 décembre 2019

Les traditions entourant le passage à la nouvelle année ne manquent pas, à l'instar de la baignade en eau froide qui constitue une tradition au Canada. Encore, faut-il mentionner qu’elle s'adresse aux courageux de ce monde! L'histoire nous apprend qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Comment accueillait-on la nouvelle année à Toronto, la capitale économique du pays avant?

Le Nouvel An à l'époque

Le Nouvel An chez les Torontois, c'était traditionnel! Certaines coutumes pratiquées par des Franco-Ontariens catholiques différaient un peu de celles des Canadiens anglais, des Anglo-saxons protestants, selon la présidente de la Société d'histoire de Toronto, Lisette Mallet.

On faisait le réveillon la veille puis on attendait les douze coups de minuit… On faisait la fête. Le lendemain, chez les francophones, c’était l’église... il fallait porter une pièce d'un vêtement neuf pour apporter de la chance. Et au retour à la maison, on demandait au chef de famille de bénir sa famille.

Les membres au sein de la famille étaient visités avant la veillée, qui elle était accompagnée de mets traditionnels, de jeux et de chansons. Les plus démunis n'étaient pas non plus oubliés grâce à une guignolée effectuée du porte-à-porte par des groupes comme les membres du club Richelieu ou les Chevaliers de Colomb, précise-t-elle.

L'Église occupait une place importante dans l'organisation des festivités entourant les célébrations. C'étaient les religieux qui étaient responsables de l'éducation, des œuvres de charité et du soutien social... ça a vraiment changé depuis les années 1950, à peu près au moment où on a aussi commencé dans la Ville Reine et en Ontario à accepter les nouveaux arrivants dans leur vie sociale.

Le Nouvel An des temps modernes

Toronto est un carrefour de diverses communautés venant de partout dans le monde avec des langues, des religions différentes et où les traditions sont multiples et ont évolué. Cette proximité a permis l'adoption de diverses coutumes venues d'ailleurs. Les traditions du Nouvel An se sont transformées, se sont redéfinies au rythme de l'immigration, explique Mme Mallet.

Selon la présidente de la société d'histoire de Toronto, des fois on fait des choses et on réalise, en faisant un peu de lecture, qu'on a adopté ces traditions en osmose.

On va célébrer le Nouvel An au square Nathan Phillips, patiner à minuit avec le champagne, le foie gras et s'embrasser sous le gui, c'est vraiment franco-européen.

Entre les traditions des anciens esclaves en Amérique du Nord qui ont apporté les Hoppin' John (pois de riz de Caroline), à la soupe haïtienne au giraumon (joumou), Mme Malet attire l'attention sur la similitude de certaines traditions que nous adoptons, indépendamment de notre origine ou lieu de naissance.