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Rattrapage du vendredi 5 mars 2021

Lettre de François Legault dans le dossier de l'école des Phénix

François Legault refuse de s’immiscer dans le débat sur le nom de l’École des Phénix anciennement appelée Antoine-Hallé

Publié le 6 mars 2021
Pancarte qui montre l'ancien nom de l'école : Antoine-Hallé.
L'École Antoine-Hallé s'appelle l'École des Phénix depuis le 1er juillet 2020.PHOTO : Radio-Canada

Dans une lettre adressée à l'ancien député Jean-Pierre Jolivet, le premier ministre du Québec indique qu'il n'a pas l'intention de s'immiscer dans la décision de changer le nom d'une école située dans le secteur Grand-Mère, Shawinigan.

Cette réponse est loin de satisfaire M. Jolivet qui compte poursuivre son combat pour que le nom Antoine Hallé reste affilié à la bâtisse qui a abrité un réputé centre des métiers.

Dans la lettre signée de la main du premier ministre et où le mot générique Monsieur a été biffé pour être remplacé à l’encre bleue par Cher Jean-Pierre, François Legault écrit : Je veux d’abord vous féliciter pour votre volonté de préserver la mémoire de cette figure emblématique pour votre région.

Il ajoute que le gouvernement n'a pas à interférer dans ces décisions. Nous devons toutefois respecter l'autonomie du centre de services scolaire, écrit-il. Les gens sur le terrain sont les mieux placés pour prendre ce genre de décisions.

Jean-Pierre Jolivet avait interpellé le premier ministre dans l’espoir d’atteindre un compromis dans ce dossier.

En début d’année scolaire, le Centre de services scolaire de l'Énergie a annoncé que l’École Antoine-Hallé allait devenir l’École des Phénix, à la demande du personnel qui souhaitait un changement de nom.

Après que M. Jolivet et d’autres citoyens aient manifesté leur mécontentement, le centre de services scolaire s’est engagé à dévoiler une plaque commémorative et à faire mention d’Antoine Hallé dans l'agenda des élèves.

On leur a proposé une autre avenue qui est un compromis minimum en termes de patrimoine historique, c’est-à-dire de mettre complexe Antoine-Hallé avec en dessous École des Phénix, s’ils le désirent, a expliqué Jean-Pierre Jolivet en entrevue à l’émission En direct.

M. Jolivet souhaite donc que l’édifice garde le nom Antoine-Hallé, ce qui lui assurerait notamment une pérennité si l’école primaire venait à fermer ou déménager.

Antoine Hallé était un enseignant et directeur qui a formé de nombreux travailleurs d’usines de Grand-Mère. Il a été un personnage important de la ville, rappelle M. Jolivet.

La pancarte avec le nom de l'école devant la façade extérieure de l'école.

L'école est située dans le secteur Grand-Mère, à Shawinigan.

Radio-Canada / Luc Lavigne

Jean-Pierre Jolivet réplique à François Legault

L’ex-député a répondu au premier ministre qu’il n’est pas satisfait de sa réponse.

Vous comprendrez, j'en suis assuré, que nous ne sommes pas satisfaits d'une telle réponse compte tenu qu’il était important de recevoir l'appui de notre premier ministre et de ses ministres pour infléchir la décision des décideurs de notre centre de services scolaire, écrit-il dans sa lettre à M. Legault.

Jean-Pierre Jolivet dénonce par ailleurs le silence de la députée caquiste de la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, ainsi que de son collègue Donald Martel, qui est originaire du secteur Grand-Mère.

Je pense que le premier ministre devrait réviser sa position, affirme M. Jolivet.

Il entend poursuivre son combat pour que le nom Antoine Hallé reste associé à cette bâtisse.