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Du côté de chez Catherine, ICI Première.

Les travaux d’équipe, exercices à géométrie variable

Publié le 4 octobre 2020
À gauche des livres et au fond des étudiants qui étudient.
Les travaux d'équipe laissent un goût amer à de nombreux étudiants (archives).PHOTO : Radio-Canada / Frédéric Pepin

De nombreux étudiants et étudiantes sont d'accord là-dessus : plusieurs têtes ne valent pas forcément mieux qu'une. Les groupuscules ont leurs archétypes – celui qui ne fait rien, celle qui veut tout organiser, l'autre qui tente tant bien que mal de réconcilier tout le monde... –, et l'expérience peut laisser un goût amer. Il ne faut toutefois pas écarter du revers de la main ce mode de travail, car ses mérites sont nombreux s'il est bien exécuté et bien coordonné.

Le dramaturge et auteur Guillaume Corbeil fait partie de ces innombrables personnes qui sont pour le moins sceptiques quant à l'utilité des travaux d’équipe. Alors qu’en théorie, tous les membres du groupe devraient collaborer, chacun se retrouve à écrire sa partie; puis on coud tout ça ensemble et on remet une sorte de courtepointe intellectuelle, selon lui.

« Dans ce monde-là, on n’est pas solidaires; on est juste un peu en colère. »

—  Guillaume Corbeil, dramaturge et auteur

Ça m’a préparé au monde adulte; ça m’a préparé à une sorte de nivellement vers le bas, précise-t-il aussi, ajoutant par le fait même que certaines personnes qui, comme lui, sont retournées aux études ont pu être rebutées par les travaux de groupe et la frustration qu'elle peut occasionner.

Seul, on va plus vite; ensemble, on va plus loin

Isabelle Plante, professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), reconnaît qu’il y a des limites associées au travail en équipe.

Cependant, ce mode de fonctionnement a énormément de potentiel, à condition qu’on y trouve un élément crucial : la coopération.

« Il faut absolument que tout le monde soit dépendant les uns des autres. »

—  Isabelle Plante, professeure au Département de didactique de l’UQAM

Pour un travail d’équipe réussi, il faut d’abord clairement indiquer ses attentes et ensuite répartir le temps en conséquence. Il importe aussi de réunir des forces complémentaires au sein d’un même groupe, souligne Mme Plante.

C’est une des pédagogies qui permet aux élèves de vraiment confronter leurs points de vue quand ça fonctionne. C’est spectaculaire, indique-t-elle.