•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Dominique Michel : icône du Bye bye et femme de passion

Dominique Michel, le cœur à rire, ICI Première.
Audio fil du samedi 29 décembre 2018

Dominique Michel : icône du Bye bye et femme de passion

Rencontre en toute intimité avec Dominique Michel

Dominique Michel rit.
Dominique Michel en avril 2015PHOTO : Radio-Canada / Julie Mainville
Dominique Michel, le cœur à rire, ICI Première.
Dominique Michel, le cœur à rirePublié le 29 décembre 2018

Elle a eu 86 ans en septembre dernier, mais rien ne l'arrête. Dominique Michel, qui fera partie du Bye bye 2018 pour les 50 ans de la mythique revue de l'année, évoque des souvenirs heureux de cette émission légendaire à laquelle elle a participé 17 fois. Travailleuse acharnée du 31 décembre, elle adorait imiter Michel Chartrand. De sa vie bien remplie, elle souligne, entre autres, son amitié avec Pierre Elliott Trudeau et son premier mariage avec Camille Henry, un joueur de hockey de l'équipe des Rangers.

Interviewée par Stéphane Leclair, la comédienne et animatrice replonge dans ses souvenirs du Bye bye. « On travaillait beaucoup, parfois on était préenregistré et parfois en direct. Je ne sais pas si c’était une si bonne idée. Pour changer de costume, j’étais dans les coulisses et je devais courir pour prendre l’autre costume et je me déshabillais en même temps. Les techniciens peuvent dire qu’ils ont vu Dominique Michel nue, c’est vrai, ou courir dans les décors, c’est vrai. C’était très fatigant et un peu plus stressant. »

« On prenait des risques, et je commençais à radoter que c’était mon dernier Bye bye. J’étais sincère. »

— Une citation de  Dominique Michel, comédienne

Le trio de comédiens du Bye Bye 93 : Patrice L'Écuyer, André-Philippe Gagnon et le «lapin Energizer» Dominique Michel.

Radio-Canada / Jean Bernier

Elle a vécu l'entrée du Québec dans la modernité après la Révolution tranquille et les années de gloire du Parti québécois, assistant à des décennies d'agitation politique québécoise. « Aujourd'hui, j’aime bien Québec solidaire, dit-elle. J’ai déjà milité pour le Parti québécois, mais c’était à une époque où l’on peinait à se faire parler en français dans les magasins de Montréal, comme chez Simpsons, par exemple. On avait besoin du Parti québécois à cette époque, mais il ne répond plus à un réel besoin aujourd’hui. »

Elle évoque aussi la campagne publicitaire vantant les services en français dans les avions d’Air Canada, à laquelle elle a participé avec beaucoup de plaisir et de fierté.

« L'élection de Trump, quel dommage! », dit-elle. Elle s'inquiète particulièrement du sort que le président américain réserve aux migrants.

« Si Trump était lui-même l’immigrant dans la boue avec ses enfants, il comprendrait la souffrance de ces gens. Moi, demain matin, si je gagnais à la loterie, c’est certain que j’achèterais un édifice pour y héberger des migrants. C'est notre devoir d'aider ces gens-là. »

— Une citation de  Dominique Michel, comédienne

La chanteuse et comédienne Dominique Michel en 1956.

Radio-Canada / Henri Paul