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Un dimanche avec Alanis Obomsawin (1re partie)

Dessine-moi un été sur ICI Première.
Audio fil du dimanche 30 juin 2019

Un dimanche avec Alanis Obomsawin (1re partie)

L’optimisme d’Alanis Obomsawin sur l’avenir des peuples autochtones

Alanis Obomsawin dans le studio 17 de Radio-Canada, assise devant un micro orange.
La cinéaste Alanis ObomsawinPHOTO : Radio-Canada / Francis Dufresne
Dessine-moi un été sur ICI Première.
Dessine-moi un étéPublié le 30 juin 2019

La cinéaste abénaquise Alanis Obomsawin se réjouit de voir les enjeux autochtones occuper une place de plus en plus importante dans l'espace public canadien. Si les préjugés dominaient autrefois le discours ambiant, c'est aujourd'hui une quête de justice qui anime une majorité de citoyens. « Je suis très reconnaissante d'avoir vécu assez longtemps pour voir [cette] différence, dit-elle. C'est le plus beau cadeau que je ne pourrais jamais recevoir. »

Le changement de mentalité s’est opéré tranquillement au cours des 5 ou 10 dernières années, selon l’artiste de 86 ans. Les préjugés tenaces envers ceux qu’on appelait les « Indiens » cèdent tranquillement leur place à une meilleure compréhension de leur réalité.

« On enseignait des choses horribles sur nos peuples », souligne Alanis Obomsawin. Celle-ci rappelle que le terme « sauvages » a longtemps été employé dans les livres d’école pour désigner les personnes autochtones. « Il fallait toujours qu’on soit sales parce qu’on n’était pas blancs. C’est ce qu’on a entendu toute notre vie. »

« Quand la maîtresse d’école ouvrait son livre pour raconter l’histoire du Canada, je savais que ça allait être une très mauvaise journée pour moi, car j’étais la seule dans la classe qui était [autochtone]. »

—  Alanis Obomsawin

Au-delà des changements apportés dans les cursus scolaires depuis, c’est aussi les discussions dans les cuisines qui ont évolué. La cinéaste estime que de nombreux parents tiennent des discours beaucoup moins méprisants envers les peuples autochtones devant leurs enfants.

« Le changement vient de tout le monde. Tout le monde a quelque chose à faire et a une possibilité de rendre le monde meilleur. »