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Carte blanche à Yara El-Ghadban, romancière et anthropologue

Dessine-moi un été sur ICI Première.
Rattrapage du 28 juin 2020 : Goélands, Guantanamera et Dany Laferrière

Carte blanche à Yara El-Ghadban, romancière et anthropologue

Carte blanche à Yara El-Ghadban, romancière et anthropologue

Fragment de folio d'album avec érudit dans un jardin. Attribué à Muhammad Ali 1610-15
Fragment de folio d'album avec érudit dans un jardin. Attribué à Muhammad Ali 1610-15PHOTO : Museum of Fine Arts, Boston
Dessine-moi un été sur ICI Première.
Dessine-moi un étéPublié le 28 juin 2020

Yara El-Ghadban est romancière, anthropologue, essayiste et ethnomusicologue. Cet été, elle a carte blanche et s'inspirera de l'actualité ou de l'air du temps pour nous suggérer une lecture et nous expliquer pourquoi il est pertinent de lire cette œuvre en ce moment.

Cette semaine, elle nous parle de deux romans philosophiques d’auteurs arabes du Moyen Âge. Le premier livre, Philosophus autodidactus (Le philosophe autodidacte), est une œuvre d'Ibn Tufayl, philosophe, médecin, astronome et mathématicien andalou du 12e siècle. Le deuxième, Theologus Autodidactus (Le théologien autodidacte), est un roman d'Ibn al-Nafis, médecin et théologien arabe né en 1170 en Syrie et mort en 1288 en Égypte.

Les deux livres présentent chacun l’histoire d’un personnage qui vit seul sur une île déserte, bien avant la création de Robinson Crusoé. Ces romans nous permettent de réfléchir à la question de l’isolement, du confinement et de la connaissance. Peut-on se développer comme être humain si l’on vit seul, confiné sur une île déserte? L’emprunt littéraire suscite aussi une réflexion sur ce que l’histoire retient et ce qu’elle oublie : on a retenu Defoe, mais on a oublié Ibn al-Nafis et Ibn Tufayl qui l’ont inspiré.