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Un dimanche avec l'entrepreneur et philanthrope Alexandre Taillefer (1re partie)

Dessine-moi un dimanche.
Audio fil du dimanche 11 juin 2017

Un dimanche avec l'entrepreneur et philanthrope Alexandre Taillefer (1re partie)

« Le capitalisme sera social ou ne sera pas »

L'entrepreneur Alexandre Taillefer
L'entrepreneur Alexandre TailleferPHOTO : Radio-Canada / Mathieu Arsenault
Dessine-moi un dimanche.
Dessine-moi un dimanchePublié le 11 juin 2017

Garder sa totale liberté de pensée en tant qu'homme fortuné qui a des intérêts financiers partout, est-ce vraiment possible? « Assurément », répond l'homme d'affaires Alexandre Taillefer, dont les activités à mi-chemin entre le monde des affaires et les milieux socioculturels prouvent qu'il est en effet possible d'« inventer un capitalisme qui se soucie du bien commun ».

« Je ne suis pas un milliardaire et je ne suis pas un requin de la finance dont les intérêts sont uniquement financiers, précise Alexandre Taillefer. Je suis un entrepreneur et je m’implique dans des projets qui correspondent à mon engagement social, la plupart du temps. Et je prends goût à l’indignation, car je sens que cette indignation a une utilité sociale, vu les possibilités que j’ai de la propager dans l’espace public et médiatique. Il faut réinventer le capitalisme pour qu’il soit au service des communautés. Et si je peux contribuer à faire avancer cette idée dans notre société, alors j’ai le devoir de le faire. »

Liberté de parler, liberté de penser
Sa liberté de parole lui permet, par exemple, de se montrer critique devant le discours qu’a livré Barack Obama à Montréal, le 6 juin. Pas assez incisif, trop retenu, l’ex-président américain a même fait preuve d’une certaine « arrogance américaine », estime Taillefer. Ce dernier regrette que Barack Obama n’ait pas eu la sensibilité de reconnaître une « certaine hégémonie économique américaine qui laisse certaines entreprises devenir d’indésirables monstres ».

Cliquez ici pour écouter la deuxième partie de l'entrevue avec Alexandre Taillefer

Il faut pourtant oser penser l'économie autrement, dit l'homme d'affaires, qui milite pour « de nouvelles réglementations des grosses entreprises ». « Il faut responsabiliser les dirigeants d’entreprises. IIs doivent cessent de penser seulement aux actionnaires : ils doivent comprendre dans quel écosystème global ils s’inscrivent. Ils doivent tenir compte de leurs employés, des communautés qui les entourent, de leur environnement », exprime-t-il.

« Le citoyen a aussi un rôle à jouer. Comme consommateurs, nous avons un énorme pouvoir, mais pour arriver à avoir un impact, il faut éduquer les gens pour qu'ils prennent conscience de ce pouvoir qui réside dans leurs choix de consommation au quotidien. On devrait développer une sorte de "fiche nutritionnelle" sur laquelle on identifierait les produits qu’on peut acheter pour encourager des entreprises qui pratiquent une fiscalité et une écologie responsables. »

— Une citation de  Alexandre Taillefer