•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Jouer du trombone en Antarctique, entrevue avec Hélène Lemay

Dessine-moi un dimanche.
Rattrapage du 26 janv. 2020 : Un concert sur la banquise, et l'héritage des Sino-Canadiens

Jouer du trombone en Antarctique, entrevue avec Hélène Lemay

Faire danser les manchots de l'Antarctique avec sa musique

Cinq personnes prennent la pose avec des instruments de musique sur une banquise.
L'explorateur Bernard Voyer, les musiciens Jimmy Lahaie, André Moisan et Hélène Lemay ainsi que le commandant Christophe Colaris se sont rendus sur une banquise le temps d'un concert. PHOTO : Courtoisie
Dessine-moi un dimanche.
Dessine-moi un dimanchePublié le 26 janvier 2020

Se rendre en Antarctique en bateau pour faire un concert sur une banquise : c'est le rêve qu'a réalisé la tromboniste jazz et productrice Hélène Lemay plus tôt ce mois-ci. Tout juste de retour de voyage, elle raconte au micro de Franco Nuovo son périple hors du commun.

Le 5 janvier dernier, l’Austral de Ponant, un navire de croisière, quittait l’Argentine à destination de l’Antarctique. L’explorateur Bernard Voyer, une poignée de scientifiques venant effectuer des recherches et des musiciens et musiciennes étaient à bord.

Depuis deux ans, des artistes – dont André Moisan, Jimmy Lahaie, Jean-Willy Kunz et Hélène Lemay – travaillent à créer la musique des récits d’aventures de Bernard Voyer. À l’apogée de cette expérience, ces personnes se sont rendues au froid pour présenter en concert les œuvres en question; un clin d’œil à l’explorateur qui a atteint les plus hauts sommets.

« À la base, on ne devait pas jouer sur une banquise. Mais dans mes rêves les plus fous, je souhaitais pouvoir sortir mon trombone sur les glaces », explique la tromboniste jazz.

Bien que l'équipe de navigation leur eût mentionné de ne pas se faire d’illusions, les artistes ont réussi, à l’aide du commandant Christophe Colaris, à trouver une banquise suffisamment solide et large pour les accueillir.

« On a eu le O.K. pour y aller, raconte Hélène Lemay. On s’est préparés avec les parkas, beaucoup de couches et de bottes. Puis on nous a dit : "Vous ne pouvez plus y aller; les manchots se sont emparés de la banquise". »

« Finalement, les manchots ont quitté la banquise, on a pu sauter dans les Zodiac [des canots pneumatiques], monter sur la banquise et s’installer pour jouer. À la seconde où on a commencé à jouer, les manchots sautaient sur la banquise. Ils dansaient; on avait l’impression qu’ils applaudissaient », poursuit-elle.

« Nous sommes les premiers musiciens à avoir joué en Antarctique sur une banquise en dérive. »

—  Hélène Lemay
Un contenu vidéo est disponible pour cet article.