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Un dimanche avec Alain Stanké (2e partie)

Dessine-moi un dimanche.
Audio fil du dimanche 27 janvier 2019

Un dimanche avec Alain Stanké (2e partie)

25 ans du génocide des Batutsi du Rwanda : quand ton voisin a tué ta famille

Les deux hommes sont assis derrière un micro.
Alain Stanké et Léo KalindaPHOTO : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck
Dessine-moi un dimanche.
Dessine-moi un dimanchePublié le 27 janvier 2019

Il y a 25 ans, au printemps 1994, près d'un million de personnes sont mortes en 100 jours au Rwanda dans l'un des pires génocides de l'histoire moderne. En compagnie du journaliste d'origine rwandaise Léo Kalinda, l'éditeur, auteur et réalisateur Alain Stanké est retourné sur place en vue de faire un état des lieux pour les besoins d'un documentaire que présentera ICI Radio-Canada Télé le 6 avril prochain.

« Tout ce qu’on voyait dans les rues, c’était des chiens obèses qui avaient mangé de la chair humaine », se souvient Léo Kalinda, qui faisait partie du premier groupe de journalistes étrangers arrivés sur place après le début des massacres. « Et les jeunes militaires du Front patriotique, la première chose qu’ils nous donnaient, c’étaient des bâtons pour éloigner les chiens. »

Le journaliste, qui est arrivé à Montréal dans les années 70, a perdu 36 proches dans le génocide, dont sa mère, certains frères et plusieurs oncles et tantes.

« C’était l’apocalypse. »

— Une citation de  Léo Kalinda, journaliste

Photographies de victimes offertes par des survivants au Mémorial du génocide de Kigali au Rwanda. Le Mémorial du génocide de Kigali est le dernier lieu de repos pour plus de 250 000 victimes du génocide contre les Tutsis au Rwanda

Reuters / Radu Sigheti (Photo de l’année 2004)

En plus de proposer un entretien avec l’ex-lieutenant-général canadien Roméo Dallaire, le film s’attarde à l’histoire de survivants, comme ce jeune de 32 ans qui, lorsqu’il avait 7 ans, a réussi à se sauver trois fois des griffes de sa mère. Celle-ci voulait lui faire couper la tête, comme elle l’avait fait pour ses autres enfants et le père de ceux-ci, associés à une autre ethnie qu’elle.

Historiquement, il n’y avait pourtant pas d’ethnies différentes au Rwanda, selon Léo Kalinda. Ce qu’on associe aux différentes ethnies rwandaises est en fait le produit d’une erreur de classification des colons belges de la première partie du 20siècle.

Aujourd’hui, 25 ans plus tard, les traces du massacre sont encore vives dans la tête des gens. La plupart de ceux qui ont perpétré les massacres sont retournés vivre dans leur quartier, entouré de voisins dont les familles ont été décimées.

« En apparence, ça fonctionne, mais je n’arrive pas à comprendre comment ça fonctionne. »

— Une citation de  Alain Stanké, auteur, étideur et réalisateur
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