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Chronique chimie avec Normand Voyer : La COVID-19 et la perte de l’odorat

La perte de l’odorat, une signature de la COVID-19

Publié le 3 mai 2020
Une femme âgée sent une rose.
Une femme sent une rose.PHOTO : iStock / GrapeImages

Le chimiste Normand Voyer, professeur et chercheur au Département de chimie de l'Université Laval, nous explique qu'une perte de l'odorat est maintenant l'un des symptômes reconnus de la COVID-19, même s'il ne se présente pas chez toutes les personnes infectées.

Selon l’Institut national d'excellence en santé et services sociaux (INESSS (Nouvelle fenêtre)), dans le cas d’une infection par le nouveau coronavirus, la perte de l’odorat se ferait de manière brutale, sans obstruction nasale.

Le virus SRAS-CoV-2 infecterait majoritairement le fond du nez (nasopharynx) et la gorge, mais des études démontrent qu'il se logerait aussi dans la muqueuse olfactive, là où se trouvent nos « détecteurs » des odeurs.

Comment expliquer cette perte de l’odorat? L'infection des cellules de la muqueuse olfactive par des virus induit une forte réponse immunitaire pour nous protéger de l'envahisseur. Des molécules spécialisées, les cytokines, sont appelées en renfort; elles produisent une « tempête inflammatoire » qui stimule la production de grandes quantités de muqueuse. Ce phénomène diminuerait l'accessibilité des molécules odorantes, d'où la perte de l'odorat.

L'association Anosmie (Nouvelle fenêtre) propose aussi un protocole de rééducation olfactive pour les personnes qui ont perdu l’odorat.