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D'importants besoins de ressources humaines à l'école Amikobi de Lac-Simon

Des matins en or ICI Première.
Audio fil du mardi 7 août 2018

D'importants besoins de ressources humaines à l'école Amikobi de Lac-Simon

Besoin de ressources à l’école Amikobi : « évitons les préjugés », dit son directeur

L'adjointe pédagogique et le directeur de l'école primaire Amikobi, Sophie Joly et Luc Létourneau
L'adjointe pédagogique et le directeur de l'école primaire Amikobi, Sophie Joly et Luc LétourneauPHOTO : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 7 août 2018

L'école Amikobi de la communauté de Lac-Simon a un important besoin de ressources en termes de personnel. L'établissement recherche actuellement des enseignants en adaptation scolaire, un psychologue, quatre orthopédagogues, six éducateurs, quatre orthophonistes, un ergothérapeute, deux psychoéducateurs, une infirmière ou un infirmier, puis un sexologue.

Un texte d'Angie Landry
D'après une entrevue de Vanessa Limage

Cette forte demande de personnel rappelle évidemment le contexte de pénurie de main-d’œuvre qui touche l’Abitibi-Témiscamingue et la province dans son ensemble, mais est aussi justifiée par la mise sur pied d’un nouveau programme, soutient le directeur de l’école Amikobi, Luc Létourneau.

« Pour les enseignants manquants, toutefois, c’est vraiment une question de pénurie de main-d’œuvre. C’est environ quatre classes qui commenceront l’année scolaire sans enseignant », dit-il.

« C’est sûr que quelqu’un qui se fait offrir un poste à cinq minutes à pied de chez lui sera plus tenté d’y travailler que de faire la route jusqu’à Lac-Simon, même si ce n’est pas si loin », ajoute M. Létourneau.

« Il y a aussi, peut-être, une question de réputation, comme quoi travailler à Lac-Simon, travailler dans une communauté autochtone, c’est beaucoup plus difficile et qu’il n’y a pas de ressources. Alors que ce n’est pas vrai. »

—  Luc Létourneau

Luc Létourneau entame sa cinquième année en tant que directeur de l’école Amikobi et croit qu’« un enfant, c’est un enfant, peu importe où il est », dit-il.

« Lac-Simon n’est pas un milieu nécessairement plus difficile, même que je dirais, parfois, que j’ai vécu des choses bien pires ailleurs », ajoute M. Létourneau. « Il y a de belles joies, à l’école Amikobi, il ne faut pas juste parler de ce qui est négatif ».

L'école primaire Amikobi de Lac-Simon

Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Pour le bien-être des enfants

Sommé par la Cour suprême du Canada d’injecter des sommes supplémentaires dans les communautés, le gouvernement fédéral a investi dernièrement dans diverses mesures touchant la santé des enfants issus des milieux autochtones.

« Ce ne sont pas nécessairement des sommes pour l’éducation, mais vraiment pour la santé au sens large. Donc la santé touche évidemment toute cette question de la réussite, de l’estime de soi, etc. C’est pour cette raison qu’on peut avoir une infirmière ou un infirmier scolaire, mais aussi un sexologue, sachant que d’importantes questions se posent déjà dès la 4e et 5e année du primaire », explique Luc Létourneau.

Les besoins de ressources comme les psychologues, les orthopédagogues ou les orthophonistes sont aussi de nouveaux postes qui viennent tout juste d’être créés.

« On doit engager du nouveau personnel dans le but d’améliorer et bonifier les services qu’on offre aux enfants. »

—  Luc Létourneau

M. Létourneau se dit ainsi moins inquiet de combler ces ouvertures que celles des enseignants.

Écoutez l’entrevue complète accordée par Luc Létourneau pour en savoir davantage.