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30 ans au service de la DPJ : « On doit continuer à se questionner », dit Donald Vallières

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du lundi 5 décembre 2022

30 ans au service de la DPJ : « On doit continuer à se questionner », dit Donald Vallières

30 ans pour les enfants de la DPJ, bilan de Donald Vallières

Donald Vallières en entrevue à Radio-Canada dans le studio de Rouyn-Noranda.
Donald Vallières du service de protection de la jeunesse Mino Obigiwasin.PHOTO : Radio-Canada / Emily Blais
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 5 décembre 2022

Après plus de 30 années passées à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), dont les trois dernières comme directeur régional, Donald Vallières a tiré sa révérence il y a un peu moins d'un mois.

Il est depuis, le nouveau directeur clinique de l’agence de protection de la jeunesse des Premières Nations Mino Obigiwasin.

La prise en charge de la protection de la jeunesse et de leurs enfants par les Anishinabe, c’est un moment historique. On passe dans une phase très particulière et je me suis dit que j’ai une opportunité de participer à ça. Ça a été un élément majeur dans ma décision, dit-il.

En 30 ans, Donald Vallières a vu les services évoluer énormément. Et pour lui, il y a encore beaucoup de place pour améliorer le système. Il souhaite une meilleure valorisation du métier pour aider à la rétention des intervenants, des délais plus courts dans les tribunaux et des échanges plus respectueux dans des contextes de fortes tensions.

« On est rarement gagnant. Soit on est littéralement le vilain qui enlève les enfants à des parents qui sont en détresse, soit on est l’intervenant qui n’a rien fait et qui a laissé l’enfant là et il est arrivé quelque chose. C’est très difficile d’avoir un élément positif. »

— Une citation de  Donald Vallières

L’ancien directeur régional de la DPJ confie avoir de la difficulté à décrire les bons coups puisqu’il doit respecter la confidentialité des dossiers. Si on met des détails à Amos, il s’est passé telle affaire, le risque d’identifier les gens est trop grand. On est un peu muselés par ça, affirme Donald Vallières.

En 2021-2022, la DPJ a reçu 4100 signalements en Abitibi-Témiscamingue.

On est encore une région qui signale beaucoup. En termes de pourcentage, on se maintient proche de deux fois le taux de signalements par mille habitants. On est toujours très élevé. On pourrait l’interpréter de différentes façons. Positive et moins positive.On pourrait dire que ça ne va pas bien, mais on pourrait aussi dire qu’on est à l’affût, décrit-il.

Il souligne qu'actuellement, la situation est extrêmement difficile chez les enfants et adolescents âgés de 10 ans et plus.

L’autre aspect dans notre travail qui s’est aggravé dans les dernières années, c’est l’agressivité de la population par rapport à nos intervenants. Il y a beaucoup d’agressivité, de violence verbale, avec les réseaux sociaux aussi, c’est très très difficile à contrôler, explique-t-il. C’est difficile en termes de collaboration avec nos familles.