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Matagami préoccupée par son avenir

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du mardi 5 avril 2022

Matagami préoccupée par son avenir

Matagami développe une stratégie pour pallier les impacts de la fermeture de la mine

L'hôtel de ville de Matagami en automne.
L'hôtel de ville de MatagamiPHOTO : Radio-Canada / Émilie Parent Bouchard
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 5 avril 2022

Matagami a plusieurs projets en cours pour se préparer à la fermeture de la mine Bracemac-Mcleod de Glencore prévue au mois de juin.

Avec le départ de l’employeur majeur, la Ville se concentre à développer des emplois locaux et assurer le transport de ses citoyens vers d’autres sites miniers pour éviter des déménagements.

Les gens se retroussent les manches, souligne Daniel Cliche.

Le directeur général de la Ville de Matagami assure que les maisons ne sont pas mises en vente de façon massive. Il fait référence aux difficultés économiques rencontrées à la suite de la fermeture de la mine précédente en 2004.

Le défi à relever je dirais qu’il est plus grand qu’en 2004 parce que c’est la fin d’une époque. Une mine à Matagami avec des gens qui sont à cinq minutes de la maison, qui voyagent soir et matin. C’est une époque qui est révolue. Même s’il y avait de l’exploration minière qui commençait demain matin dans le camp minier de Matagami et que les premiers résultats miniers étaient encourageants, on parle quand même de presque une décennie avant qu’il y ait une autre mine qui puisse ouvrir, décrit Daniel Cliche.

La machinerie utilisée dans les mines a été transformées en oeuvre d'art. Des fleurs poussent dans la pelle et le chariot.

Le développement de la Ville de Matagami repose sur 60 ans d’histoire minière.

Radio-Canada / Piel Côté

L’accès au territoire et proposer un service aérien de navettes font partis des six points du plan de développement économique

On a conclu une entente avec Newmont. L’avion va arrêter à Matagami pour prendre des travailleurs miniers et les amener au projet Éléonore. [...] À l’heure actuelle on pense qu’il va y avoir entre 30 et 45 travailleurs de Matagami qui vont pouvoir profiter de ce service-là, dit-il.

Un homme est assis à son bureau. Il tient un crayon et porte des lunettes.

Le directeur du développement économique de Matagami, Daniel Cliche.

Radio-Canada / Piel Côté

Matagami espère aussi s’impliquer dans la filière du lithium et en assurer le transport avec son centre de transbordement.

L’approvisionnement forestier à la scierie de Matagami est prioritaire. Il y a des projets d’investissements majeurs qui sont à l’étude actuellement. Pour ça, il faut que les régions nordiques puissent avoir accès à leurs ressources naturelles. On dit toujours que le problème ce n’est pas qu’il n’y a pas assez de bois dans le Nord, c’est qu’il y a trop de gens qui viennent en chercher parce que les industries locales peinent à avoir assez de matières premières pour réaliser leur plan de développement, soutient le directeur général de Matagami.

La Ville a fait le point auprès de ses citoyens lundi et Daniel Cliche espère pouvoir procéder à des annonces sur le transport automatisé.