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Les négociations à venir pour la CSN en 2022

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du lundi 3 janvier 2022

Les négociations à venir pour la CSN en 2022

Quelles sont les priorités des syndicats en 2022?

Des éducatrices discutent dehors autour d'un feu.
Les éducatrices en CPE avaient débuté une grève générale illimitée en décembre 2021.PHOTO : Radio-Canada / Claude Bouchard
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 3 janvier 2022

Après une année marquée par des négociations importantes pour les employés du secteur public, quelles sont les priorités des syndicats pour 2022? Le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec - CSN, Félix-Antoine Lafleur, indique que les travailleurs ont aujourd'hui d'autres priorités que la hausse du salaire.

Parmi les priorités des travailleurs, Félix-Antoine Lafleur mentionne notamment l’importance de la conciliation travail-famille

Toute la question des semaines de vacances, des journées de congé maladie. On pense beaucoup à la flexibilité au sein des conventions collectives parce que c’est ce qui préoccupe la nouvelle génération de travailleuses et de travailleurs. De pouvoir bâtir un futur dans lequel ils vont pouvoir construire un futur. On n'est plus dans le paradigme classique de vouloir absolument le plus gros salaire, explique-t-il.

Le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec Félix-Antoine Lafleur

Le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec Félix-Antoine Lafleur

Radio-Canada / Boualem Hadjouti

L’élément de la santé et sécurité au travail demeure encore un cheval de bataille. Félix-Antoine Lafleur explique cette difficulté en raison du cadre législatif. Il constate que certains employeurs mettront en place des mesures plus poussées que ce que recommande la CNESST, alors que d’autres se contenteront de seulement appliquer les règles minimales.

Toute la question d’une fois que vous êtes blessé, qu’est-ce qui se passe? Les multiples contestations possibles, tout le mécanisme de la CNESST qui n’est pas nécessairement bénéfique et pas nécessairement facile, et qui ne met pas les travailleurs et travailleuses dans des conditions favorables, disons, et qui met souvent l’employeur en position de force, croit M. Lafleur.

La CSN poursuivra aussi des négociations dans le secteur privé, où Félix-Antoine Lafleur dit remarquer une plus grande ouverture.

On dirait que les employeurs dans le secteur privé se rendent compte de l’impact de donner de bonnes conditions de travail sur le rendement individuel. Alors que pour le gouvernement actuel, ça semble être une dépense encore, les salaires. Il faut qu’on arrête cette idéologie-là du côté gouvernemental, a-t-il affirmé.

Une vingtaine de syndicats affiliés à la CSN négocieront leur convention collective ou continueront de la négocier cette année.