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Éducatrice en petite enfance  :  « une profession qui attire peu »

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du lundi 25 octobre 2021

Éducatrice en petite enfance  :  « une profession qui attire peu »

Éducatrice en petite enfance : « une profession qui attire peu »

Une éducatrice joue dans le sable avec des enfants dans la cour d'une garderie de Rouyn-Noranda.
Des parents de l'Abitibi-Témiscamingue ont dénoncé à maintes reprises le manque de places en garderie dans la région.PHOTO : Radio-Canada / Lise Millette
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 25 octobre 2021

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue reçoit depuis quelques années peu d'inscriptions au diplôme d'études collégiales (DEC) en éducation à l'enfance.

Le directeur général, Sylvain Blais, espère que les négociations avec les syndicats des éducatrices feront une différence dans le domaine.

Bon an mal an, on reçoit une douzaine, une quinzaine de candidates à peine par année pour que finalement, on en diplôme à peu près 7 ou 8. Plusieurs d'entre elles poursuivent vers l’université aussi. Donc, somme toute, peut-être qu’on vient ajouter sur le marché de l’emploi entre 5 et 8 depuis plusieurs années, estime Sylvain Blais.

Entre-temps, Québec va allouer au moins 3 milliards de dollars d’ici 2024-2025 dans le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance et compte notamment créer des formations courtes pour assurer la présence du personnel qualifié dans les installations.

« Depuis 5-6 ans, les inscriptions sont anémiques, malgré l’ensemble des efforts en termes de recrutement. C’est une profession qui attire peu. »

— Une citation de  Sylvain Blais

Une trentaine de personnes suivent à temps partiel les cours de l’attestation d’étude collégiale selon Sylvain Blais. C’est presque exclusivement féminin, précise-t-il. Plusieurs étudiantes au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue travaillent déjà dans le milieu.

Pour écouter l'entrevue sur les formations éducation à l’enfance, cliquez sur l'audiofil.


Places en garderie et main-d’oeuvre

Le manque de places en garderie est décrié en Abitibi-Témiscamingue et la pénurie de personnel complique la création de nouvelles places.

Mathieu Lacombe s'adresse aux médias dans la cour d'un CPE de Rouyn-Noranda.

Le ministre de la Famille annonçait mardi à Rouyn-Noranda la création de nouvelles places en CPE dans la région.

Radio-Canada / Lise Millette

Le 31 août, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a annoncé 584 nouvelles places en garderie en Abitibi-Témiscamingue.

Les projets doivent être développés en 24 mois à Rouyn-Noranda et Val-d’Or.

Si la possibilité de créer des places en garderie est applaudie, la question du manque d’éducatrice n’est pas réglée.

La Vallée-des-Loupiots à Val-d’Or est un exemple. L’installation de la rue Paquin a fermé de façon temporaire le 1er septembre en raison de la pénurie de main-d'œuvre. Des 80 enfants ayant perdu leur place, 29 ont pu réintégrer le CPE en octobre.

Négociations et manifestations

De nombreuses éducatrices ont manifesté au Québec au cours des dernières semaines.

Une trentaine de personnes manifestent à Amos.

Le 24 septembre est une première journée de grève d'un mandat qui en comprend 10.

Radio-Canada / Marc-André Landry

Des centaines de travailleurs de l’Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) affiliée à la CSN ont manifesté en septembre du côté d’Amos.

D’autres manifestations étaient organisées les 13 et 14 octobre dans la région par le Syndicat des intervenantes en petite enfance de l'Abitibi-Témiscamingue, FIPEQ-CSQ et le Syndicat FSSS-CSN.

Le salaire, la charge de travail et la rétention du personnel sont au cœur des préoccupations.