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Urgence Senneterre :  une pression sur tout le réseau ambulancier

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du mardi 19 octobre 2021

Urgence Senneterre :  une pression sur tout le réseau ambulancier

Rupture de services à Senneterre : les impacts sur les ambulanciers paramédicaux

Une ambulance à l'urgence d'un centre hospitalier de l'Abitibi-Témiscamingue.
Une ambulance à l'urgence de l'hôpital de Rouyn-Noranda.PHOTO : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 19 octobre 2021

Les employés de Dessercom pourraient être appelés à aider les ambulanciers paramédicaux d'Ambulance Senneterre à la suite de la fermeture temporaire de l'urgence.

Sur nos ondes lundi, le maire de Senneterre Jean-Maurice Matte affirmait que la rupture de services au Centre de santé de Senneterre crée une pression supplémentaire sur les services préhospitaliers d'urgence de la région puisque depuis lundi, les patients de Senneterre qui doivent être transportés par ambulance doivent être conduits au centre hospitalier de Val-d’Or, peu importe l’heure.

Ce transport-là est chronométré dans la charge de travail. Nécessairement, si on cumule le temps de charge de travail, on va devoir retirer ces équipes-là. C’est la situation pour Senneterre. Dessercom a des points de services à Barraute et Lebel-sur-Quévillon qui viennent justement en relève à la région de Senneterre alors si les deux ambulances de Senneterre ont quitté vers Val-d’Or pour transporter des patients, nécessairement ça va être nos services ambulanciers qui vont devoir aller en relève sur ce territoire-là, explique Francis Brisebois, coordonnateur aux communications et relations gouvernementales chez Dessercom.

Les horaires de faction et les horaires à l’heure

Avec les horaires à l’heure, les ambulanciers paramédicaux peuvent attendre les appels d’urgence à la caserne ou dans l’ambulance.

Lorsqu’ils ont un horaire de faction, les travailleurs sont sur appel 24 heures sur 24 pendant 7 jours.

Lorsqu’ils sont de garde, ils peuvent habiter dans un rayon de cinq minutes de la caserne. Lorsqu’ils reçoivent un appel, ils doivent se vêtir de leur uniforme, en hiver déblayer leur voiture, se rendre à la caserne et ensuite récupérer l’ambulance pour se rendre vers l’intervention. Il y a des délais d’intervention considérables pour la population, décrit Francis Brisebois.

Il ajoute que ce type d’horaire est aussi difficile pour la conciliation travail-famille et sur l’attractivité de la main-d’oeuvre.

Les services préhospitaliers en Abitibi-Témiscamingue

  • Ambulance Senneterre
  • Ambulance Val-d’Or
  • Dessercom
  • Paraxion à Belleterre
  • Une trentaine de véhicules sur le territoire

Dessercom a une dizaine de points de service en Abitibi-Témiscamingue et ne couvre pas les municipalités de Belleterre, Senneterre, Val-d’Or et le secteur de la réserve faunique La Vérendrye.

Évidemment, on s'entraide dans la situation actuelle et couramment on trouve des solutions ensemble. On vit les mêmes enjeux, les mêmes réalités, de longs transports, également, une problématique d’attraction de main-d’oeuvre dans la région, indique Francis Brisebois.

Les ambulanciers paramédicaux ont accès aux horaires à l’heure à Rouyn-Noranda, Val-d’Or et La Sarre.

En majorité c’est des horaires de faction d’où la raison qu’on était un peu surpris de la réponse du ministre de la Santé, Christian Dubé la semaine dernière lorsqu’il a fait un passage en Abitibi. Il a indiqué que c’est une problématique partout au Québec. Effectivement, on ne peut pas le contredire là-dessus, mais en Abitibi-Témiscamingue la majorité de la région est couverte par des horaires de faction, ce qui est en soi unique au Québec, précise-t-il.

De nombreuses demandes ont été faites auprès du ministère de la Santé pour transformer les horaires notamment à Amos, Malartic et Ville-Marie.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue a précisé, en soirée mardi, qu’une deuxième ambulance est présentement déployée durant la journée afin d’assurer un meilleur service à la population. [...] De plus, advenant le cas où les deux ambulances de Senneterre ne sont pas disponibles, il est déjà convenu avec le centre de communication santé que la ressource ambulancière disponible la plus près sera affectée.

Le CISSS-AT précise également que le transport des patients victimes d'un traumatisme ou d'un AVC vers Amos ou Val-d'Or s'effectuait déjà par défaut depuis plusieurs années, puisque le CLSC de Senneterre n'a pas les certifications nécessaires pour traiter ce genre de cas.