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Les restaurateurs sont essouflés par le manque de personnel

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du mardi 3 août 2021

Les restaurateurs sont essouflés par le manque de personnel

Étouffé par la pénurie de main-d'oeuvre, Chez Morasse doit fermer temporairement

Une enseigne de casse-croûte indique «Chez Morasse, 24h, depuis 1969, la meilleure poutine au monde».
L'enseigne du restaurant Chez Morasse, de Rouyn-NorandaPHOTO : Facebook/Chez Morasse
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 3 août 2021

Alors qu'il a déjà été le seul restaurant ouvert 24 heures par jour, 365 jours par année à Rouyn-Noranda, le restaurant Chez Morasse, aux prises avec une importante pénurie de main-d'oeuvre, a dû prendre la difficile décision de fermer temporairement pour une dizaine de jours.

Et même à la réouverture, le casse-croûte le plus connu en ville ne sera ouvert que cinq jours par semaine, avec des heures d'ouverture réduites. Une première en 51 ans, confirme le copropriétaire, Christian Morasse, qui admet que c'est la saison estivale la plus éprouvante de l'histoire de l'entreprise.

C'était en montagnes russes, il y a eu toutes sortes d'événements. Évidemment, c'est la COVID qui a amené une gestion assez difficile pour les commerces de tous genres, mais je pense la restauration en particulier. Je pense que la pénurie de main-d'oeuvre, peu importe à quoi on l'attribue, ça fait une période estivale jusqu'ici très difficile, avoue-t-il.

En plus de manquer de main-d'oeuvre, celle qui est disponible n'est pas toujours fiable, fait remarquer le restaurateur qui a poursuivi le travail de son père, Conrad Morasse, qui avait ouvert la cabane à patates frites en 1969.

« On est passé de 45 employés avant la pandémie et là on dépasse à peine 20 employés, et ce n'est pas parce qu'on le veut. Même si la majorité de nos employés sont de très bons employés, maintenant ce qu'on vit, et on l'entend un peu partout, c'est aussi le profil d'un pourcentage de nos employés avec qui c'est difficile, qui arrivent régulièrement en retard, qui ne rentrent pas, qui ne donnent pas de nouvelles. »

—  Christian Morasse, copropriétaire de Chez Morasse

Le restaurant a même entamé des démarches pour recruter des travailleurs étrangers. On fait affaire avec un consultant pour recruter des gens qui viennent du Bénin. On entreprend ce processus-là maintenant pour accueillir en janvier ou février prochain quatre à cinq Béninois à ce moment-là, affirme Christian Morasse.

On a aussi probablement quatre ou cinq personnes de la même famille du Congo. On a une employée chez nous, une mère de famille dont les quatre ou cinq enfants sont encore au Congo et elle travaille fort pour les faire immigrer. On travaille aussi sur le dossier avec eux autres pour faire une forme de parrainage, ajoute-t-il.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.