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Pensionnats  :  une Abitibiwinni interpelle le maire de St-Marc-de-Figuery

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du jeudi 17 juin 2021

Pensionnats  :  une Abitibiwinni interpelle le maire de St-Marc-de-Figuery

Pensionnats autochtones : une Abitibiwinni interpelle le maire de Saint-Marc-de-Figuery

Nathalie Rankin porte une veste de flottaison sur un lac.
Nathalie Rankin a consulté ses proches avant de remettre une lettre à l'attention du maire de Saint-Marc-de-Figuery, Daniel Rose.PHOTO : Gracieuseté
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 17 juin 2021

Une Abitibiwinni de Pikogan, Nathalie Rankin, a tenu à répondre aux propos du maire de Saint-Marc-de-Figuery à la suite d'une entrevue diffusée sur nos ondes la semaine dernière.

Interpellé sur l’héritage laissé dans la municipalité par l’ancien pensionnat autochtone, Daniel Rose a affirmé qu’il serait étonné de voir le même résultat qu’à Kamloops en Colombie-Britannique si des fouilles étaient menées sur l’ancien site de Saint-Marc-de-Figuery.

Selon ses souvenirs, le pensionnat était propre, c’était bien arrangé, c’était bien entretenu. Daniel Rose a mentionné qu’il y a des points négatifs, même très négatifs. Il y a des gens qui ont souffert, il y a eu des abus, on ne peut pas le cacher. Je connais des gens qui ont vécu ces problématiques très sévères, sauf qu’il y a aussi du positif.

Ce n’était pas facile à entendre, soutient Nathalie Rankin.

Après avoir écouté l’entrevue du maire de Saint-Marc-de-Figuery, Nathalie Rankin a consulté ses proches et écrit une lettre ouverte qu'elle a remise cette semaine au secrétariat de la municipalité répondant ainsi aux propos du maire Daniel Rose.

Il y a certains [membres] de ma famille qui n’étaient pas capables de l’écouter au complet, qui l’arrêtaient. C’était tellement contradictoire que ce n’était pas acceptable, affirme-t-elle.

Pour Nathalie Rankin la perception du pensionnat vue de l’intérieur et de l’extérieur est bien différente.

C’est ce qu’ils me racontaient, ma famille, ma tante, que c’était vraiment beau et parfait quand il y avait de la visite, que c’était bien caché, rapporte-t-elle. Les enfants étaient contents d’avoir de la visite, c’est sûr qu’ils étaient contents d’avoir de la visite ça faisait du bien. Quand ils chantaient des chants, le père de mon ami disait : “on chantait oui, mais pas de gaieté de coeur”. C’était beau. Pour quelqu’un de l’extérieur, les parents des pensionnaires ne voyaient pas.

Nathalie Rankin affirme avoir laissé ses coordonnées en même temps que la lettre et se dit ouverte à ce que Daniel Rose la contacte pour en parler.

J’ai peur que le monde écoute ces paroles-là et qu’ils croient qu’il y avait du positif. Il ne faut pas essayer de trouver du positif à cette histoire de pensionnat là, s’inquiète-t-elle.

Cliquez sur l’audiofil pour écouter l’entrevue.

Ajout 17 juin :

Nathalie Rankin a été contactée par le maire de Saint-Marc-de-Figuery. Elle rapporte que Daniel Rose l'a remercié de sa lettre. Nathalie Rankin se dit satisfaite de l’échange et souligne que pendant la discussion Daniel Rose a mentionné vouloir prendre des actions pour aider les Abitibiwinnis.