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«Ils ont jamais cru nos aînés», Adrienne Jérome

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du mardi 8 juin 2021

«Ils ont jamais cru nos aînés», Adrienne Jérome

Adrienne Jérôme souhaite que des fouilles soient menées à Saint-Marc-de-Figuery

Mme Jérôme regarde la caméra devant le 100, rue Wellington, à Ottawa.
La cheffe du conseil de la Nation Anishnabe du Lac Simon, Adrienne JérômePHOTO : Radio-Canada / Lorian Bélanger
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 8 juin 2021

La cheffe du conseil de la Nation Anishnabe du Lac-​Simon souhaite que des fouilles soient réalisées sur le site de l'ancien pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery.

Adrienne Jérôme signale que la découverte des restes de 215 enfants dans un ancien pensionnat autochtone en Colombie-Britannique a été un choc à Lac-Simon.

Il y avait beaucoup de monde dans la communauté qui pleurait. C’est tellement, tellement triste. C’est arrivé aussi au pensionnat de Saint-Marc, que nos aînés nous disaient, qu’ils ont été les plus blessés là-dedans parce qu’ils n’étaient pas crus. Ils n’ont pas été crus. Il faut toujours avoir des preuves, nous, pour être crus. C’est ce qu’ils disaient : “On n’a jamais été crus par personne”, rapporte-t-elle.

Adrienne Jérôme prévoit demander officiellement que des fouilles soient faites à Saint-Marc-de-Figuery pour avoir l’heure juste.

Ma communauté souffre. Aucun être humain ne mérite un sort ignoble, surtout des enfants. C’est une vie de souffrance qu’on remet à nos générations. Je pense qu’on devrait mettre ça à terme, indique-t-elle.

Le pensionnat, ouvert en 1955, a fermé ses portes en 1973.

Plusieurs personnes ont pris part à la cérémonie de purification à l'ancien pensionnat autochtone de Saint-Marc-de-Figuery.

Plusieurs personnes ont pris part à la cérémonie de purification à l'ancien pensionnat autochtone de Saint-Marc-de-Figuery en juin 2019.

Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Elle indique que des familles n’ont jamais retrouvé des personnes qui ont habité au pensionnat.

Ce sont des enfants qui n’ont jamais pu retourner chez leur mère, chez leur père. C’est important pour nous de les inhumer comme toute autre personne qu’on fait ici dans la communauté. C’est rendre honneur et laisser partir ces personnes-là. Comme les aînés le disent, ils doivent planer à Saint-Marc. Ils doivent tourner en rond jusqu’à tant qu’on les trouve et qu’on les fasse inhumer comme on le fait dans nos traditions, dit-elle.