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Rattrapage du lundi 3 mai 2021

La cueillette du thé du labrador est-elle préoccupante en Abitibi-Témiscamingue?

La cueillette du thé du Labrador préoccupe aussi en Abitibi-Témiscamingue

Publié le 3 mai 2021
Des feuilles de thé du Labrador sèchent sur un filet.
Le thé du Labrador fait également partie des espèces qu'on retrouve dans la forêt au nord du Témiscamingue.PHOTO : Radio-Canada / Tanya Neveu

Devant la popularité du thé du Labrador, le gouvernement du Québec encadre la cueillette dans la province. Certains déplorent des mesures de cet encadrement et le manque de connaissances sur l'état de la ressource.

Comment on fait pour déterminer par exemple dans le coin de Val-d’Or, dans le coin de Rouyn, combien on peut allouer de thé du Labrador. C’est là le problème. Dans la loi ça dit que ce sont les ingénieurs forestiers qui doivent déterminer ça, les ingénieurs forestiers ont d’autres compétences, mais pas celle-là. Ils n’ont pas étudié là-dedans, soutient Danny Bisson, géomaticien chez Progigraph à Val-d’Or.

Il affirme qu’un travail d’éducation est nécessaire en consultant la population dont les communautés autochtones.

En Abitibi-Témiscamingue, le thé du Labrador se trouve en général dans les secteurs au nord des municipalités d’Amos, Senneterre et près de Lac-Simon notamment.

Bien que ce ne soit pas une plante qui soit vulnérable en ce moment, on sait qu’on a eu des précédents au Québec sur des plantes qui ont été menacées ou vulnérables à la cueillette et qui sont devenues protégées par la loi. On peut penser à l’ail des bois, au gingembre ou au ginseng forestier. L’idée c’est de travailler en amont en sachant que la popularité peut menacer la population, indique Sam Chaïb, coordonnateur de l’Association pour la commercialisation des produits forestiers non ligneux.

Danny Bisson s’inquiète de voir les quantités de thé cueillies augmenter dans la région.

Il y a les cueilleurs, ceux qui vendent des feuilles séchées un peu partout, mais je pense que le gros problème c’est les producteurs d’huiles essentielles qui ont besoin de quantité phénoménale, astronomique de thé du Labrador pour produire ces huiles-là, déplore le géomaticien chez Progigraph à Val-d’Or.

Cliquez sur l’audiofil pour écouter l’entrevue.