•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Des matins en or ICI Première.
Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du lundi 8 mars 2021

Reportage d'Enquête  :  les préoccupations de Jean-Maurice Matte sur la forêt

Reportage d'Enquête : les préoccupations de Jean-Maurice Matte sur la forêt

Publié le 8 mars 2021
Depuis plusieurs années, les coupes forestières soulèvent la colère un peu partout au Québec.
Depuis plusieurs années, les coupes forestières soulèvent la colère un peu partout au Québec.PHOTO : Radio-Canada

Le reportage d'Enquête diffusé jeudi à Radio-Canada sur la gestion de l'industrie forestière au Québec continue de faire réagir. Le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte, s'interroge de son côté sur la situation des travailleurs forestiers, les intermédiaires entre la forêt et l'usine de bois.

Là où personnellement, j’ai un peu plus d’inquiétude, c’est à partir de l’arbre debout jusqu’à ce qu’il soit couché dans la cour de l’usine, est-ce que le bûcheur, le transporteur, le chargeur, le camionneur, le déchargeur en a pour son argent? se demande-t-il.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Le reportage de l'émission Enquête révèle que la province perdrait des millions de dollars en redevances forestières parce qu’il laisse l’industrie établir elle-même la valeur marchande du bois coupé sur les terres publiques.

De la machinerie forestière déplace des troncs d'arbres coupés.

La Fédération des producteurs et productrices acéricoles du Québec souhaite que la planification des coupes forestières prennent en compte les conditions pour favoriser la pousse des érables à certains endroits.

Radio-Canada / Piel Côté

Selon Jean-Maurice Matte, on doit évaluer le salaire qui revient aux employés de l’industrie à sa juste valeur.

S’il y a une enquête qui devrait se faire, c’est bien à ce niveau-là. Est-ce que nos entrepreneurs forestiers sont suffisamment rémunérés pour le travail qu’ils font? On les entend se plaindre qu’aujourd’hui ils gagnent la même chose qu’ils recevaient au début des années 2000, et il y a du travail à faire à ce niveau-là, affirme-t-il.

En tant que maire d'une ville forestière, M. Matte croit que le ministère des Forêts, de la faune et des parcs (MFFP) devrait contribuer au développement de projets locaux pour exploiter des essences d’arbres qui sont coupées, mais laissées au sol sans être vendues. Il mentionne par exemple le bouleau, le tremble, le mélèze, le cèdre, ou du sapin, qui souvent ne trouve pas preneur et n' a pas de retombé économique.

Il y a beaucoup de projets de proximité qui devraient être mis en place, mais c’est très difficile de trouver des promoteurs et de demander à la grande entreprise de faire ces projets-là. Donc, le gouvernement devrait s’appliquer pour trouver des projets de proximité, à 10, 12, 15 emplois, pour utiliser ces essences-là, mettre des coûts de droit de coupe qui permettraient de faire lever des projets et en faire un vrai moteur de développement économique pour nos régions, indique le maire.

Il affirme qu’il revient au volet industriel du MFFP de prendre la responsabilité du développement de ces projets dans les régions et sous-régions.