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Des matins en or ICI Première.
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Rattrapage du lundi 8 mars 2021

Les données sur les femmes de l'Abitibi-Témiscamingue

Comment la pandémie a-t-elle affecté les femmes en Abitibi-Témiscamingue?

Publié le 8 mars 2021
Affiche officielle de la Journée internationale des droits des femmes
Cette année, la Journée internationale des droits des femmes se déroulera sous le thème « Écoutons les femmes ».PHOTO : Collectif 8 mars

À l'occasion de la journée internationale des femmes, l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue s'est penché sur la crise sanitaire qui a mis en lumière la contribution essentielle des femmes, à la maison comme au sein de plusieurs sphères publiques de première ligne.

Agente de recherche à l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue, Mariella Collini souligne quelques faits saillants, notamment la charge de travail que les femmes ont assumée.

Ce que l’on constate selon les différents sondages, un peu plus anciens comme les plus récents, c’est que les femmes demeurent toujours davantage sollicitées que les hommes au sein du foyer familial. Que l’on parle des soins aux enfants, d’éducation, etc. Elles effectueraient près des ⅔ des heures consacrées aux responsabilités familiales et domestiques, rapporte-t-elle.

Une mère supervise sa fille qui fait ses devoirs.

Selon les données du survol de l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue, les femmes ont effectué plus de tâches au foyer depuis le début de la pandémie.

iStock

En 2020, sur le marché du travail, les femmes représentaient 48 % de la main-d’œuvre régionale occupée âgée de 25 à 64 ans.

C’est d’ailleurs en Abitibi-Témiscamingue que l’on recense le plus important écart de revenu d’emploi entre les hommes et les femmes, selon les données de l'Observatoire.

  • En Abitibi-Témiscamingue, les femmes touchent 60 % du revenu des hommes
  • Au Québec, les femmes touchent 70 % du revenu des hommes

Mariella Collini indique qu’une part de l’explication pour cet écart peut être le secteur d’activité dans lequel les femmes travaillent et les professions qu’elles occupent. Oui, il y a des avancées dans l’industrie minière, dans la construction, mai elles sont encore marginales, dit-elle.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Selon Mariella Collini, la crise a touché le taux d’emploi des femmes de la région, mais moins comparativement au reste du Québec. Cependant, elle apporte une certaine nuance : presque la totalité des emplois partiels qui ont été perdus durant la pandémie était occupée par des femmes.

Leur taux d’emploi a diminué un peu, mais il est encore légèrement supérieur à celui des Québécoises, et si on regarde les pertes d’emploi nettes en Abitibi-Témiscamingue, les femmes en ont perdu environ ⅓, mais au Québec, ça représente plutôt 6 emplois sur 10 qui ont touché davantage les femmes que les hommes. Donc on se rend compte que oui, ici, ça a frappé, mais avec peut-être une moins grande résonance en termes de nombre. Par contre, ce qu’il est important d’ajouter, c’est qu’ici, les femmes sont surreprésentées dans le travail à temps partiel, souligne-t-elle, rappelant que les emplois à temps partiel sont généralement moins rémunérés.

Parmi les secteurs les plus touchés, Mariella Collini mentionne le commerce de détail, la restauration et l’hébergement.