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Des matins en or ICI Première.
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Rattrapage du mercredi 10 février 2021

Que connaît-on du variant sud-africain?

Que sait-on du variant sud-africain du coronavirus?

Publié le 10 février 2021
Des piétons circulent au centre-ville de Val-d'Or.
Deux cas du nouveau variant de l'Afrique du Sud ont été détectés en Abitibi-Témiscamingue.PHOTO : Radio-Canada / Mélanie Picard

L'arrivée au Québec du variant sud-africain du coronavirus était une question de temps, selon le virologiste Benoit Barbeau, puisqu'un cas avait déjà été détecté au Canada.

Le 8 janvier, l'Alberta annonçait la découverte d'un premier cas, une personne qui avait récemment voyagé.

L'Institut national de la santé publique du Québec nous apprenait mardi que deux cas ont été détectés en Abitibi-Témiscamingue. Il s'agit de personnes qui ont subi un test de dépistage le 7 et le 15 janvier et qui sont maintenant considérées comme rétablies, selon la santé publique régionale.

Pour le virologiste Benoit Barbeau, il faut être vigilant puisque le variant sud-africain est plus contagieux que le virus dont on parle depuis le début de la pandémie et plus résistant aux vaccins distribués en ce moment.

L'infirmière remplit un document. Un flacon du vaccin Moderna se trouve près de seringues et de diachylons.

Une infirmière s'apprête à vacciner un citoyen du Nord-du-Québec en janvier.

Radio-Canada / Mélanie Picard

Moderna affirme qu’en ce moment, leurs analyses, qu’ils ont faites en laboratoire, démontrent qu’il y a quand même un effet neutralisant suffisant. Les personnes qui sont vaccinées devraient être protégées contre ce variant. N’empêche qu’ils ont démontré que le variant avait déjà un effet de résistance partielle. Ça ne veut pas dire nécessairement que quelqu’un infecté et vacciné ne sera pas protégé face à l’apparition des symptômes, mais ils s’aperçoivent que leur vaccin, la formulation, n’est pas aussi efficace que le premier virus duquel a été dérivé le vaccin, explique celui qui est aussi professeur au Département de sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Benoit Barbeau indique que les formulations de vaccins comme ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna peuvent être ajustées.

C’est basé sur ce qu’on appelle l’ARN, qui représente l’information nécessaire pour produire la protéine pour laquelle vous allez générer une réponse immunitaire. La protéine, c’est celle qui est à la surface du virus. Maintenant, ce qu’ils sont en train de faire, c’est que cet ARN-là, ils vont le changer pour qu’il représente un peu plus la surface du variant et de façon à ce que lorsque la personne va recevoir l’ARN, elle va générer une réponse immunitaire spécifique à ce variant-là, et c’est mieux adapté, soutien Benoit Barbeau.

Pour écouter l'entrevue, cliquez sur l'audiofil.