•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Des matins en or ICI Première.
Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du vendredi 9 octobre 2020

La fragilité des unités de natalité

« Accoucher à Matane, Shawville ou à La Sarre, c’est pas une bonne idée », souligne la FIQ

Publié le 9 octobre 2020
hopital de la sarre
Le service d’obstétrique-natalité à La Sarre avait rouvert en avril 2019 après 2 mois de rupture de service.PHOTO : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Une campagne de visibilité de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, la FIQ, dénonce le manque de personnel dans les unités de naissance d'hôpitaux du Québec. L'Abitibi-Témiscamingue n'y fait pas bonne figure.

Conseil santé numéro 1, accoucher à Matane, Shawville ou à La Sarre, c’est pas une bonne idée, affirme un homme dans un extrait d'une publicité.

Le secrétaire de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Alexandre Vallières, affirme que les problèmes ne sont pas terminés à La Sarre. Dans l'annonce on a dit La Sarre parce qu'on était sûr que ce serait La Sarre qui allait refermer parce que c'est là qu'il manquait beaucoup de personnel là-bas, mais on aurait pu prendre n'importe lequel en région. La situation est pas mal pareille dans tous les centres obstétricaux de la région, dit-il.

L’unité d’obstétrique-natalité de l’hôpital de La Sarre avait connu une rupture de services de près de deux mois au début de l’année 2019 en raison du manque d’infirmières.

Alexandre Vallières rappelle que la pénurie du personnel de la santé affecte les travailleurs. Présentement, la pandémie a le dos large. Pas mal tout est arrêté parce que c’est la pandémie. Les travaux n’avancent plus, même si les travaux n’avancent plus, il y a du monde à soigner, il y a des gens malades, il y a des femmes qui viennent accoucher, mais pendant ce temps-là ce sont les femmes qui en souffrent. C’est le monde qui s’épuise présentement, décrit-il.

Rupture de service à Ville-Marie

Par ailleurs, le service d’obstétrique est actuellement fermé à l'hôpital de Ville-Marie, et ce, jusqu’au 16 octobre.

Cette rupture de service temporaire s’étale sur une période de 10 jours en raison d’un manque de main-d’œuvre qualifiée. Un corridor de service a toutefois été formé avec les hôpitaux de Rouyn-Noranda et de New Liskeard.

Des précisions du CISSS-AT pour Ville-Marie

La présidente-directrice générale du CISSS en Abitibi-Témiscamingue, Caroline Roy, mentionnait en point de presse jeudi que son organisation cherche des solutions pour le long terme. À plus long terme, on est déjà en cours pour former plus d’infirmières sur ce territoire-là pour qu’elles puissent avoir l’expertise pour réaliser des activités liées à l’obstétrique et la natalité au Témiscamingue, a-t-elle dit. Par contre, on ne peut pas former tant que ça de nouvelles infirmières', car elles ont besoin d’être exposées donc, de faire des accouchements assez régulièrement pour être à jour et maintenir leur expertise à jour. On est toujours dans un équilibre d’en former suffisamment, mais pas trop pour s’assurer qu’elles maintiennent l’expertise.