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Joyce Echaquan :  un professeur de l'UQAT réagit sur les réseaux sociaux

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du jeudi 1 octobre 2020

Joyce Echaquan :  un professeur de l'UQAT réagit sur les réseaux sociaux

Un professeur de l'École d’études autochtones lance un message à ses étudiants

Le bois est mis de l'avant dans la construction du pavillon. Il y a également plusieurs fenêtres.
Le pavillon des Premiers-Peuples de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue est situé au campus de Val-d'Or.PHOTO : Radio-Canada / Melanie Picard
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 1 octobre 2020

Un professeur à l'École d'études autochtones de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue lance un message à ses étudiants en lien avec la mort de Joyce Echaquan.

La femme autochtone est décédée dimanche à l'hôpital de Joliette, après avoir reçu des commentaires dégradants de la part d'infirmières et de préposés. Des centaines de personnes se sont rassemblées cette semaine pour témoigner leur soutien à la famille de Joyce Echaquan.

Le professeur Francis Lévesque a partagé cette semaine un long message sur sa page Facebook sur le racisme, la colonisation et la responsabilité face à la situation. Ça fait juste s’ajouter à une longue liste de choses qui se passent en ce moment. On pense à ce qu’il se passe dans le parc La Vérendrye, à la “guerre” du homard en Nouvelle-Écosse à ce qui s’est passé avec les Wet'suwet'en, à tout le racisme que j’appellerais “ordinaire” que les autochtones vivent au quotidien et qu’on se fait raconter parce qu’on est en contact beaucoup avec eux, énumère Francis Lévesque.

Pendant le rassemblement pour Joyce Echaquan mardi soir à Pikogan, il enseignait un cours sur l’histoire des peuples autochtones en Amérique du Nord. Il a fait un lien direct entre l’histoire et les nombreux événements vécus ces jours-ci.

C’est une histoire qui remet en cause tout ce que nos ancêtres à nous les Blancs ont fait. Ce que je voulais dire à mes étudiants c’est ne vous sentez pas coupable face au passé. On n’est pas coupable de ce que nos ancêtres on fait. Même si ce n’est pas beau, même si ce n’est pas plaisant à entendre. Il y a aussi une difficulté, c’est que sans cette histoire-là, nous comme personne, comme société, on ne serait pas là. Il faut essayer de réconcilier ça aussi et ce n’est pas toujours facile. Et ce que je voulais leur dire c’est que si on ne peut pas agir sur le passé, on a le devoir d’agir sur le présent, dit-il.

Francis Lévesque affirme avoir reçu plusieurs commentaires positifs et de remerciements à la suite de son message.

Pour écouter l'entrevue, cliquez sur l'audiofil.