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Des matins en or ICI Première.
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Rattrapage du vendredi 17 juillet 2020

Tous les enfants suivront un programme de prévention de noyade

Un programme de prévention de noyade pour tous les enfants

Publié le 17 juillet 2020
Une bouée de sauvetage rouge et blanche déposée en bordure d'une piscine creusée.
La Société de sauvetage rappelle les consignes après plusieurs noyades ce week-endPHOTO : iStock / Theerawat Payakyut

Plus tôt cette semaine, le gouvernement du Québec a annoncé qu'il investit 2,5 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour prévenir les noyades. L'Abitibi-Témiscamingue possède-t-elle les infrastructures nécessaires pour mettre en place ces programmes de prévention? Discussion avec Raynald Hawkins, président de la Société de sauvetage.

Raynald Hawkins que le bilan de cette année est de mauvais augure jusqu’à présent. On compte maintenant 48 décès liés à l’eau cette année, comparativement à 34 décès à pareille date l’année dernière.

Le Programme Nager pour survivre, mis en place il y a environ trois ans, avait déjà lieu dans certaines écoles de l’Abitibi-Témiscamingue.

La première année du projet, on parlait de 4 écoles de la région, là on parle de 14 écoles, précise Raynald Hawkins.

En Abitibi-Témiscamingue, la Société de sauvetage a recensé 7 piscines publiques.

Vue sur les corridors d'une piscine intérieure avec une affiche où il y est inscrit « fermé » en rouge.

La piscine de Ville-Marie, au Témiscamingue, fermera en juin 2019.

Radio-Canada / Tanya Neveu

Par rapport à votre vaste territoire, il y aurait lieu de s’assurer d’investir davantage parce que pour ce qui est des 6 piscines extérieures qu’on a dénombrées, on comprend peut-être que le mois de mai n’est pas assez propice pour amener les enfants dans les piscines extérieures pour faire le programme, remarque Raynald Hawkins.

Il note qu’il comprend que les municipalités font face à de nombreux défis pour entretenir et construire des installations aquatiques, qui demandent beaucoup de budget et de ressources.

J’ose espérer qu’on trouvera une façon de maintenir tout ça correctement afin de rejoindre tous les enfants du Québec, affirme Raynald Hawkins.

L’objectif du programme est de démontrer aux enfants comment réagir s’ils tombent de façon involontaire dans l’eau. Pour ce faire, les enfants effectuent une culbute dans la partie profonde de la piscine afin de recréer la désorientation d’une chute à l’eau involontaire.

On demande à l’enfant de revenir à la surface et de reprendre le contrôle de sa respiration parce que souvent il est en état de choc. Et finalement, est-ce qu’il est capable de se déplacer sur dans une position frontale ou dorsale sur une distance de 50 m, soit 2 longueurs d’une piscine traditionnelle, mentionne Raynald Hawkins.

Toutefois, plusieurs enfants ne sont pas capables de relever ce dernier défi.

« Ce qui m’a amené à dire que les enfants savent peut-être plus se baigner que de nager, et on sait que ça peut faire la différence. »

—  Raynald Hawkins, président de la Société de sauvetage du Québec

Quand on demande "Combien d’entre vous savent nager?" tout le monde lève la main. Après une séance d’une heure, j’ai 20 % des enfants qui réussissent. Après 3 séances d’une heure, j’en ai 55 % [qui réussissent], rapporte le président de la Société de sauvetage.

Le programme offre 3 séances de 1 heure en piscine ou 2 séances de 1h30 s’il y a une longue distance à parcourir.

D’autres mesures de sécurité sont enseignées aux enfants, comme le port d’une veste de flottaison individuelle, ne jamais nager seul, regarder avant de plonger et la sécurité sur glace.