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Des matins en or ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 16 juillet 2020

Les dons d'organes à leur plus bas

Les dons d'organes à leur plus bas

Publié le 16 juillet 2020
Montage photo d'un homme qui parle et d'une main qui passe un objet en forme de cœur à une autre main avec en arrière-plan des chirurgiens.
Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec fait le bilan annuel des dons d'organes. PHOTO : Radio-Canada/getty images/istockphoto

Avec la crise de la COVID-19, le nombre de dons d'organes a diminué de façon significative au mois d'avril au Québec.

Le directeur général de Transplant Québec, Louis Beaulieu, indique que le Québec a atteint un creux historique au mois d’avril, avec le plus bas taux de référence en ce qui concerne les donneurs d’organes.

C’est quelque chose qui nous a bien sûr beaucoup préoccupés parce qu’on parle de vies en attente, on parle de personnes à sauver, dit-il.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Selon lui, cette baisse a été causée par deux facteurs majeurs : la réorganisation dans les hôpitaux pour gérer les gens atteints de la COVID-19 et le manque de connaissances sur ce virus.

On connait encore mal la COVID-19. Alors les médecins transplanteurs ont estimé, ou plutôt évalué que les risques d’une transplantation étaient beaucoup plus élevés que d’attendre un peu vu le contexte et le risque d’infection, explique-t-il.

Un médecin montre à un patient une maquette du corps humain.

Il y a au Canada une dynamique favorable au don d'organes.

iStock

En effet, les personnes qui doivent recevoir un don d’organes sont immunodéprimées et sont donc beaucoup plus vulnérables.

Il faut prendre des précautions particulières pour éviter qu’elle contracte une maladie, pas seulement la COVID-19, précise Louis Beaulieu.

Sensibiliser la population

Le directeur général de Transplants Québec estime qu’il vaudrait la peine de revoir la notion de consentement pour le don d’organes afin que le plus de personnes possible puissent aider à sauver des vies après leur mort.

Il rappelle de signer sa carte d’assurance-maladie ou de faire part de nos intentions à un notaire afin d’être inscrit dans un registre de donneurs potentiels.

Il souligne toutefois que la culture du don s'installe de mieux en mieux dans les hôpitaux. De plus, les données démontrent que le nombre de personnes sur la liste d'attente qui sont mortes n'a pas augmenté par rapport aux années précédentes.