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Il craint pour son cheptel d'abeilles

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du mercredi 10 juin 2020

Il craint pour son cheptel d'abeilles

Un parasite qui pourrait ruiner les récoltes de miel

Un rayon de miel dans une ruche
Les larves des petits coléoptère des ruches laissent des excréments dans les rayons de miel, ce qui fait fermenter le miel et le rend impropre à la consommation.PHOTO : La Presse canadienne
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 10 juin 2020

Y aurait-il un insecte parasite au Québec qui gâche le miel? Le propriétaire de la miellerie de la Grande Ourse, David Ouellette, espère que l'Abitibi-Témiscamingue ne souffre pas trop de la présence du petit coléoptère de la ruche, un insecte détecté au Québec et qui fait maintenant l'objet d'une enquête du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

David Ouellette déplore que le travail de nombreux intervenants au Québec soit anéanti par la contamination de ruches.

Il explique qu’un apiculteur qui vend des nucleus à grande échelle a disséminé cet insecte dans la province puisque ses nucleus comportaient du petit coléoptère à ruche.

Je me croise les doigts pour qu’il n’y ait pas beaucoup de gens en Abitibi-Témiscamingue qui aillent acheter ces nucleus-là parce que, pour l’instant, ça ne m’affecte pas parce que je n’en ai pas acheté, mais ce qu’il faut savoir, c’est que le petit coléoptère de la ruche, va se déplacer d’environ 10km. Et d’un rucher à l’autre, on finit par réussir par atteindre les ruchers des autres apiculteurs, indique-t-il.

Le petit coléoptère des ruches

Le petit coléoptère des ruches

Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario

Il explique que le coléoptère de la ruche, plus petit qu’une pièce de monnaie de 5 sous, présente un danger important pour les apiculteurs.

Ça corrompt la récolte actuelle, mais ça corrompt la ruche complètement, les abeilles vont finir par abandonner la ruche, explique-t-il, car les abeilles vont quitter la ruche et probablement mourir dans la nature aux alentours.

En plus de gaspiller le miel, et une partie du couvent et une partie des larves et i on va perdre complètement la ruche. La femelle va aller pondre ses oeufs dans le miel et quand les larves vont naître, elles vont se nourrir du miel et déféquer dans le miel, ce qui va créer une fermentation, ce qui va gâcher complètement le miel, explique David Ouellette.

Comment prévenir?

David Ouellette, qui forme des apiculteurs, n’incluait pas de chapitre sur le coléoptère de la ruche, mais va commencer à former davantage les apiculteurs à ce sujet.

« La mesure préventive par excellence, c’était juste de ne pas établir de ruche à 8 km des États-Unis, mais là, ça va devenir beaucoup plus grave que ça. »

— Une citation de  Le propriétaire de la miellerie de la Grande Ourse, David Ouellette

Il souligne que les apiculteurs amateurs qui achètent des nucleus sans connaissance et sans suivre de formation présentent le plus grand risque de disséminer le parasite.

C’est de ceux qui ne prendront pas le temps d’aller vérifier ce qui se passe dans leur ruche. Alors oui, ça représente un danger, ça va probablement être disséminé à partir de l’apiculture amateure, dit-il.

Pour éradiquer le petit coléoptère de la ruche, seuls l’expérience et le temps nous diront comment procéder, croit David Ouellette.

Si j’en trouve chez nous, c’est sûr que ça va être l’éradication au complet du matériel, affirme-t-il.

Il a d’ailleurs tenu à rappeler que c’est un insecte à déclaration obligatoire.