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Des matins en or ICI Première.
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Rattrapage du lundi 27 avril 2020

Désapprendre la peur du Covid

Désapprendre la peur de la COVID-19

Publié le 27 avril 2020
Une jeune fille semble avoir du mal à se concentrer en faisant ses devoirs.
Une enfant a du mal à travailler.PHOTO : iStock

Les craintes associées à la COVID-19 ne disparaîtront pas dès que le déconfinement débutera. Marie-France Marin, professeure de psychologie à l'Université du Québec à Montréal, donne quelques conseils pour gérer la peur que l'on peut ressentir quand les mesures de confinement diminueront graduellement.

La professeure de psychologie indique tout d’abord que la peur est une émotion normale, qu’on développe rapidement, mais dont il est plus difficile de se débarrasser.

C’est une émotion également qui est très forte et facile à créer, alors on a rapidement appris qu’il fallait rester à la maison, qu’il y avait un danger, remarque-t-elle.

Une jeune femme semble inquiète et met les mains devant sa bouche en regardant l'écran de son ordinateur.

Il est essentiel de bien doser le temps passé devant les écrans, sous peine de nuire à notre bien-être mental déjà malmené par l’anxiété alimentée par la crise de la COVID-19.

Getty Images / fizkes

Réguler cette peur-là va prendre beaucoup de temps et ça fonctionne exposition graduelle, explique Marie-France-Morin.

Pour que la peur diminue, on doit s’y exposer de façon progressive, en commençant par des situations qui suscitent un peu d’anxiété. En s’exposant à de telles situations et en se rendant compte que rien de grave ne survient, on sentira rassuré et prêt à s’exposer à d’autres contextes que nous craignions.

« Mettre les choses en perspective, ça va être essentiel. »

—  Marie-France Marin, professeure de psychologie à l'Université du Québec à Montréal

Il va falloir accepter que les premières fois ça aille créer une certaine anxiété, et éventuellement “On va dire tout a bien été” et après plusieurs petites expositions on sera prêt à aller vers une plus grande exposition, avise-t-elle.

Se parler, se rassurer

Marie-France Marin souligne qu’il y a beaucoup de différences individuelles par rapport à la régulation de la peur et qu’il faudra accepter des comportements différents du nôtre. Ainsi, certaines personnes iront dans les rassemblements plus rapidement, et d’autres seront plus craintifs pendant le déconfinement.

C’est important de regarder le nombre de cas rétablis, le nombre de cas de décès, remettre ça en perspective, et se rappeler que les décisions qui sont prises, il y a un fond derrière ça, rappelle la professeure.

Elle mentionne par ailleurs l’importance du rôle des parents et des enseignants, dont les réactions ont un impact direct sur les enfants.

Les enfants sont comme des éponges, ils se fient aux adultes significatifs dans leur environnement pour savoir ce qui est dangereux ou pas [...] C’est sûr que si le parent n’arrête pas de répéter au jeune que c’est dangereux et qu’il pourrait mourir, clairement le jeune ne va pas être bien, va avoir de la peur, de l’anxiété, remarque Dre Marin.

Elle conclut en mentionnant l’importance faire la part des choses avec les enfants et de contrôler notre crainte devant eux.