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Des rencontres à Miaja

Des matins en or ICI Première.

L'événement Miaja à Pikogan et la réappropriation du patrimoine

Un homme et une femme réalisés par des bandelettes de métal, à genoux et penchés.
L'œuvre dévoilée dans le cadre de Miaja, réalisée par Karl Chevrier.PHOTO : Radio-Canada / Janis Rivard
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 13 septembre 2021

Plus de 200 personnes de 9 communautés anichinabé se sont présentées à Pikogan pour l'événement annuel, qui avait pour thème le patrimoine culturel.

Caroline Lemire, directrice générale de l’organisme qui co-organisait l’événement avec le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni, affirme que ces journées de conférences et d’ateliers complétaient une période de recherche sur la réappropriation du patrimoine.

Ça fait deux ans qu’on est en recherche, de rapatriement, de faire l’état des lieux, quel est notre patrimoine et où est-il, parce qu’on sait que ça a été emmené dans les musées [...]. Alors c’était aussi l’occasion de présenter le fruit de certaines recherches, on a “fouillé” dans les archives de la Baie-d’Hudson, des Oblats. Il y a des fois où il fallait se faire [passer] pour un organisme allochtone, explique-t-elle.

Les deux journées ont été ponctuées de conférences et d’ateliers autour de la réappropriation et de la préservation du patrimoine anicinabe. Des artisans étaient également sur place afin de présenter leur art.

Pour écouter la chronique culturelle, cliquez sur l'audiofil.

France Mowatt, membre de la communauté de Pikogan et consultante en langue anishinabe, a assisté à plusieurs conférences et a même réalisé un atelier de cuisson traditionnelle sur feu.

Ce qui est sorti c’est que Pekatch. Pekatch de le faire petit à petit, mais aussi on demande aux élus, aux gens qui nous entourent de nous laisser la place, laissez-nous notre place. [...] Et les savoirs qui dorment dans les kokums, les shumiss, nos aînés, eux ils veulent nous transmettre, mais c’est de leur laisser la place de nous l’apprendre à nous, souligne-t-elle.

Un souper traditionnel suivi d’une soirée de théâtre, de contes, de musique et de gigue a pris place jeudi soir

Un homme sur une scène avec un tipi et des outils traditionnels. Une œuvre dévoilée plus tôt représentant un homme et une femme en métal à genoux et penchés vers l'avant est également sur la scène.

Roger Wylde réalisait la cérémonie de fermeture de l'événement Miaja 2021, à Pikogan.

Radio-Canada / Janis Rivard

Karine Awashish, membre fondatrice de la Coop Nistakinan, une coopérative autochtone de solidarité qui travaille pour l’affirmation culturelle et le développement territorial des communautés autochtones situées à Shawinigan, a été inspirée par l’événement annuel.

L’énergie qu’il y a c’est positif et constructif je trouve. Puis c’est une manière de marquer sa présence [...] puis ça, j’en parle pour toutes les Premières Nations, des événements comme ça, des rassemblements comme ça, c’est une façon de démontrer qu’on est présent et qu’on tient à coeur notre identité et notre culture, raconte-t-elle.

Le directeur artistique de l’organisation Terres en vues, qui organise le Festival international Présence autochtone à Montréal, André Dudemaine, était également présent lors de ces journées. Il a souligné l’importance des liens entre la métropole et les communautés dans les régions.

On sait que la culture passe beaucoup par ce qu’on appelle les métropoles culturelles et Montréal s’adonne à être, et ça aussi c’est patrimonial, ça aussi c’est une tradition autochtone, une métropole culturelle importante qui donne un rayonnement international. Donc, pour les artistes autochtones c’est une occasion de dépasser le cadre local et régional et de toucher un beaucoup plus vaste réseau médiatique, constate-t-il.

Au cours de l’événement, un feu sacré a été entretenu du jeudi matin au vendredi après-midi. Les activités se sont également conclues avec le dévoilement d’une œuvre réalisée par Karl Chevrier, qui sera installée devant l’école de Pikogan.