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Des matins en or ICI Première.
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Rattrapage du lundi 27 juillet 2020

Les Mauvaises Herbes avec Roger Larivière

Chronique Les mauvaises herbes avec Roger Larivière : la matricaire odorante

Publié le 27 juillet 2020
Des mauvaises herbes où ont poussé gros boutons ressemblant à ceux de la marguerite.
La matricaire odorantePHOTO : Roger Larivière

Cette semaine à la chronique Les mauvaises herbes, Roger Larivière nous présente la matricaire odorante, une plante qui dégage un parfum d'ananas lorsque froissée, qu'on appelle aussi la fausse camomille.

De la même famille que le pissenlit et la marguerite, la matricaire odorante est parfois confondue avec cette dernière ou avec la camomille. Il y a tellement de gens qui prennent de la camomille pour se calmer le soir avant d'aller au lit, parce que la camomille a la réputation d'être une plante apaisante, alors il y a juste un pas à faire pour parler de cette plante-là, qui est malheureusement toujours qualifiée par nos concitoyens de mauvaise herbe, mentionne Roger Larivière, biologiste.

Comme plusieurs de ses consoeurs mauvaises herbes, la matricaire odorante est elle aussi un exemple de résilience. C'est une plante qui pousse dans les endroits piétinés, les endroits qui sont pauvres, les endroits exposés. La raison pour laquelle on la retrouve là, c'est qu'elle a une racine qui est pivotante, qui s'enfonce très creux et cette racine-là est capable d'aller chercher l'eau et les minéraux, explique-t-il.

La nature ne connaissant pas de notion de bien ou de mal, chaque plante y a son utilité. Les plantes qui font ça, elles vont chercher l'eau et les minéraux, les remontent en surface, et lorsqu'elles meurent, ces minéraux-là sont rendus disponibles pour les autres plantes, alors il faut penser que c'est une mauvaise herbe, mais qui au fond, va être très altruiste, parce qu'entre guillemets, elle donne généreusement ses minéraux aux autres plantes qui en auront besoin pour pousser, précise M. Larivière.

Des mauvaises herbes poussent au milieu des marguerites.

La matricaire odorante est aussi appelée «pineappleweed» en anglais ou fausse camomille.

Roger Larivière

La matricaire odorante a la capacité de produire plusieurs graines et d'ainsi survivre pendant des décennies. La beauté de ces plantes-là, c'est qu'en plus d'avoir des façons de s'adapter à des conditions climatiques changeantes, les graines produites sont viables et sont prêtes à retrouver des endroits pour germer autant inusités que des craques dans l'asphalte. C'est une plante qui est capable de reprendre du terrain, parce que la nature a toujours horreur du vide, souligne-t-il.

Les humains peuvent aussi profiter de la matricaire odorante. Il est notamment possible de faire du thé aromatisé aux capitules de la plante. Ça ressemble un peu à des câpres. Il y en a qui mangent ça cru. Séché, ça donne vraiment un très bon breuvage. Et on peut les mariner, ces fameux capitules-là, comme des câpres, et on peut mettre ça dans des recettes de muffins et de pain. On fait juste les prendre frais, ou les faire sécher, ou les congeler, pour faire un pain aromatisé à la matricaire odorante. Ça donne un goût particulier et pour l'avoir essayé, on épate souvent la galerie avec ça, témoigne le biologiste.

Les feuilles peuvent même être mangées en salade, mais il faut éviter d'en mettre trop, puisqu'elles sont très goûteuses, avertit M. Larivière. Vous voyez qu'une mauvaise herbe peut devenir un aliment, lance-t-il. Malgré son odeur qui s'apparente à l'ananas, la plante ne partage pas le goût du fruit tropical.

Pour écouter la chronique complète, cliquez sur l'audiofil.