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Chronique Les Mauvaises Herbes avec Roger Larivière

Des matins en or ICI Première.
Rattrapage du lundi 22 juin 2020

Chronique Les Mauvaises Herbes avec Roger Larivière

Chronique Les Mauvaises Herbes avec Roger Larivière

Roger Larivière en studio avec un livre à propos des champignons.
Roger Larivière, biologiste et chroniqueurPHOTO : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins
Des matins en or ICI Première.
Des matins en orPublié le 22 juin 2020

Alors que les Témiscabitibiens se sont rués dans les centres de jardinage ce printemps, ils feront inévitablement face à ces indésirables incontournables que sont les mauvaises herbes. Le biologiste Roger Larivière nous aidera, chaque semaine, à les apprivoiser.

Selon le biologiste, les auditeurs de sa chronique ne les trouveront peut-être plus aussi mauvaises à la fin de l'été. Il faut se poser la question : y a-t-il de mauvaises plantes? Quand on a posé cette question-là, on y a quasiment répondu, dit-il d'entrée de jeu.

Avec la canicule que traverse la région, les mauvaises herbes peuvent devenir nos alliées, fait-il remarquer. Ces plantes-là ont des systèmes qui leur permettent d'aller chercher l'eau à des profondeurs incroyables comparé à l'herbe des pelouses. Les racines sont longues, elles ont aussi des feuilles qui peuvent être réduites, poilues, elles ont tout, souligne-t-il.

Il est donc possible de créer des « alliances stratégiques » entre les mauvaises herbes et vos plantes. Les plantes qu'on utilise actuellement dans les pelouses, par exemple, on appelle ça des graminées, c'est une famille spéciale. On sait que ces plantes-là ont un système racinaire de surface et c'est d'ailleurs pour ça qu'on recommande de ne pas arroser quand il fait trop sec, parce que quand on arrose, on incite les racines à rester encore plus en surface et c'est ce qu'on ne veut pas, explique Roger Larivière.

Une plante sur un sol avec de la paille

Certaines personnes décident de mettre des graminées, de la paille et différents types de plante sur le terrain de leur résidence.

Radio-Canada

Les plantes, c'est un peu comme nous autres, ce qu'on n'est pas obligé de faire, on ne le fait pas, image-t-il. On devient un peu lâche et on s'adapte aux conditions environnementales.

Même chose pour la pelouse, qui manquait un peu d'eau ces derniers jours. Il y a une partie qui est vivante de la pelouse qui se retrouve dans le sol, c'est une tige souterraine très souvent. Ça s'appelle un rhizome. On le voit très souvent, et je vous dirais qu'on va le voir en plus en plus souvent avec le réchauffement climatique. Ces rhizomes-là restent très vivants et quand les conditions environnementales de pluviosité ou de température changent, la pelouse reverdit. Ce n'est pas un miracle, c'est comme ça que les plantes sont.

L'une des plantes « indésirables » les plus connues, le chiendent, fonctionne de façon similaire. Le fameux chiendent est très coriace. On sait très bien que ces rhizomes-là du chiendent courent partout, en dessous des blocs de ciment, et repartent plus loin. Ce qui est avantageux, entre autres, pour le chiendent qui est aussi une graminée, comme ce qui pousse dans nos pelouses, c'est que le bout de ce rhizome-là, qui peut faire un pied, deux pieds dans le sol, en dessous des souches et caché. C'est que c'est pointu, et on a même vu un rhizome passer au travers d'une patate, tellement c'est coriace!, raconte le biologiste.

Pour écouter la chronique complète, cliquez sur l'audiofil. Rendez-vous chaque lundi matin pour découvrir l'une de ces mauvaises herbes!