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Johnny Hallyday  :  un livre rappelle sa carrière en Afrique

Dans la mosaïque, ICI Première
Rattrapage du vendredi 3 décembre 2021

Johnny Hallyday  :  un livre rappelle sa carrière en Afrique

Quand la vague yéyé déferlait sur l'Afrique

Couverture du livre : Johnny Hallyday fait un bras de fer sur une piste de danse.
Le livre « Johnny Hallyday, répète si t'as des couilles » relate la carrière de Johnny et la vague yéyé en Afrique francophone.PHOTO : Éditions Cercle Média
Dans la mosaïque, ICI Première
Dans la mosaïquePublié le 3 décembre 2021

Le dimanche 5 décembre, Johnny Hallyday nous aura quittés depuis 4 ans. Dans son livre Johnny Hallyday, répète si t'as des couilles, le journaliste et écrivain Serge Bilé nous fait vivre la période des années yéyé en Afrique, notamment en Afrique francophone.

À l'origine du livre, une histoire qui touche de près l'auteur : lors d'une visite en Côte d'Ivoire en 1966, Johnny Hallyday a accordé une entrevue à la télévision ivoirienne dans l'émission Midi magazine, animée par Marcel Bilé, le père de Serge Bilé. Tout au long du récit, nous vivons les « années yéyé » en compagnie des souvenirs d'enfance de Serge Bilé et des rencontres avec des personnalités de l'époque qui ont surfé sur cette vague yéyé qui submergeait l'Afrique.

Les enfants de l'indépendance ont soif de liberté

Ces années-là sont aussi celles des indépendances et d'un nouveau départ pour certains pays africains, au prix parfois d'un patriotisme exacerbé encouragé par des régimes autoritaires. Pour Serge Bilé, les jeunes ont avant tout envie de liberté et la trouvent dans une chanson décomplexée, la chanson des années yéyé qui chante à la fois l'amour et la liberté. C'est tout le paradoxe, les jeunes se retrouvent dans la chanson française parce que, chez eux, ils sont privés de liberté.

Johnny ou Antoine, Sylvie ou Françoise?

La jeunesse africaine embrasse la vague yéyé, s'appropriant les codes et la mode de l'époque : pantalons « pattes d'éléphant », mini-jupe, polos col en V et cheveux lissés. Le magazine Salut les copains circule et rapporte les rivalités et les chicanes entre les différents artistes. Vous aviez les pro-Antoine, les pro-Johnny, les pro-Eddy Mitchell et tout ça s'affrontait avec des invectives parce que chaque fois qu'il se passait quelque chose en France, on l'apprenait en Côte d'Ivoire de façon presque instantanée, se souvient Serge Bilé.

Marcel Bilé a un micro à la main, Johnny Hallyday le regarde, il porte des lunettes de soleil.

Johnny Hallyday en entrevue avec le journaliste Marcel Bilé à Abidjan en 1966.

Droits réservés - Serge Bilé

Un formidable métissage de musiques

L'auteur rappelle qu'à l'époque, plusieurs courants musicaux cohabitaient harmonieusement en Afrique. Le musicien Manu Dibango, par exemple, a commencé sa carrière avec sa chanson Twist à Léopoldville et a dit de Johnny lors de la disparition de celui-ci : Johnny n'était pas un chanteur, c'était un enchanteur. De même, Alpha Blondy a composé la chanson Yéyé bien avant de devenir le pape du reggae ivoirien. Les jeunes africains écoutaient à la fois le funk de James Brown, la rumba congolaise de Tabu Ley Rochereau, les chansons venues des Caraïbes et le rock de Johnny Hallyday.

« Il y avait une ouverture d'esprit en Afrique qui était extraordinaire. Toutes ces musiques-là venaient et chacun y trouvait son compte et souvent même les gens appréciaient les quatre musiques en même temps. Cette période-là est très riche parce qu'elle a permis le croisement de gens et de musiques qui venaient de partout. »

— Une citation de  Serge Bilé, journaliste et écrivain

Le livre Johnny Hallyday, répète si t'as des couilles de Serge Bilé est publié par les Éditions Cercle Média