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C'est jamais pareil, ICI Première.
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Rattrapage du vendredi 4 juin 2021

Histoire de détermination

Athlète en fauteuil roulant : Samuel Larouche, un exemple de détermination

Publié le 4 juin 2021
Samuel Larouche en compétition dans son fauteuil roulant.
Samuel Larouche a remporté la bourse Loto-Québec de la fondation de l’athlète d’excellence du Québec.PHOTO : Radio-Canada

La détermination et la persévérance de l'athlète en fauteuil roulant Samuel Larouche ont une fois de plus été soulignées plus tôt cette semaine quand il a décroché sa troisième bourse de la Fondation de l'athlète d'excellence du Québec.

Un texte de Roby St-Gelais

Le Jonquiérois, qui se consacre au para-athlétisme avec le programme national depuis quatre ans, a obtenu un montant de 3000 $ dans le cadre du programme de bourses Loto-Québec, une aide qui lui permet de participer à des compétitions et de s’assurer que son équipement est adéquat.

Cette année, on est dans un contexte particulier avec la COVID. Normalement, ça servirait pour des compétitions internationales, ça couvrirait certains frais liés à ça. Cette année, on aura de la difficulté à participer à des compétitions internationales, mais il y aura des compétitions locales, donc il reste qu’il y a certaines dépenses, comme l’hébergement, le matériel alors que le fauteuil roulant a besoin d’être rafistolé parfois, de se procurer du nouveau matériel, de le réparer, explique l’athlète de 27 ans en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

Un sport qui s'est imposé

Si Samuel Larouche a fait le choix du para-athlétisme, c’est qu’il est tétraplégique. Ses quatre membres sont paralysés; ses bras le sont partiellement, ce qui lui permet de faire du sport en dépit de son état.

Ce qui fait que lorsque j’ai fait mon choix de sport, il n’y avait pas grand-chose sur la liste. Aussi, dans la région, on n’a pas énormément de diversité en termes de parasport, soutient celui qui avait fait écarquiller bien des yeux chez les responsables d’Athlétisme Canada lorsque ceux-ci avaient tenu une séance de recrutement dans la région, il y a quelques années.

Les choses ont d’ailleurs déboulé à vitesse grand V à partir de ce moment pour le Saguenéen, si bien que la fédération nationale lui a offert les services d’un entraîneur et l’a invité à participer à divers camps d’entraînement et compétitions nationales et internationales. Athlétisme Canada a vu que j’avais un certain potentiel et les choses se sont placées assez rapidement.

La pandémie de COVID-19 a plombé son rêve de représenter son pays aux Jeux paralympiques de Tokyo en raison d’un resserrement des critères d’admissibilité et du fait que la fédération mise surtout sur des espoirs de médaille.

Mais foi du jeune homme, ce n’est que partie remise. Il espère être de l’aventure paralympique à Paris en 2024. D’ici là, il entend s’illustrer aux Championnats du monde prévus l’an prochain au Japon.

Parallèlement à sa carrière d’athlète, les études occupent une place importante dans sa vie. Détenteur d’un baccalauréat en kinésiologie, il est étudiant à la maîtrise en sciences cliniques et biomédicales à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Après le baccalauréat, je n’étais pas rassasié et je trouvais qu'il manquait quelque chose encore, avoue-t-il bien candidement.

Samuel Larouche a par ailleurs rappelé l’importance de la présentation de la Semaine québécoise des personnes handicapées, du 1er au 7 juin, pour faire tomber les préjugés qui peuvent exister ainsi que les obstacles dans leur épanouissement personnel.