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Rattrapage du mardi 11 mai 2021

Pilotes disponibles pour l'armée

Le CQFA voudrait être mieux reconnu par l’Aviation royale canadienne

Publié le 11 mai 2021
Le bâtiment du CQFA.
Le Centre québécois de formation en aéronautique est situé à Saint-Honoré. PHOTO : Radio-Canada

Le Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) du Cégep de Chicoutimi aimerait que son programme soit davantage reconnu par l'Aviation royale canadienne (ARC). Le directeur général Steeve Noreau voudrait que la formation permette aux étudiants de progresser plus vite dans leur cheminement pour devenir pilote au sein des Forces armées.

Actuellement, l’ARC doit composer avec une pénurie de pilotes pour ses appareils militaires. Steeve Noreau croit qu’une meilleure reconnaissance du diplôme du CQFA pourrait être une piste de solution.

« Ce qu’on aimerait, c’est que l’ARC reconnaisse le CQFA au même titre que Seneca College à Toronto, que nos étudiants puissent intégrer plus rapidement les phases de vol. Ce serait certainement plus intéressant et ça aiderait le recrutement. »

—  Steeve Noreau, directeur général, CQFA

Pour devenir pilote dans l’ARC, les étudiants doivent suivre une formation de trois ans au collégial et une formation de trois ans à l’université. Steeve Noreau explique que ce cheminement est trop long aux yeux de nombreux candidats potentiels et que plusieurs décident de changer leur plan. Si le diplôme du CQFA leur permettait que certaines années d’études soient reconnues, ou certaines phases de formation, tout le monde serait gagnant croit-il. De plus, des pilotes plus âgés hésiteraient moins à changer de vocation.

Évidemment, il concède que le problème de pénurie n’est pas entièrement attribuable à la longue formation. Les pilotes qui choisissent de travailler pour l’ARC doivent accepter des conditions particulières. C’est épouser une cause, avec les déploiements, les transferts. Ce n’est pas fait pour tout le monde non plus, indique-t-il.

Plusieurs candidatures pour septembre

Par ailleurs, le CQFA se réjouit de constater que la pandémie n’a pas trop eu d’impact sur la popularité de son programme. Pour l’année scolaire qui débutera en septembre, le centre de formation a reçu 376 candidatures, une soixantaine de moins que l’an dernier. Seulement 40 étudiants seront choisis. La situation aurait pu être pire puisque la pandémie a considérablement nui au milieu du voyage, laissant une ombre menaçante sur les perspectives d’emplois en aviation. Toutefois, Steeve Noreau croit que les candidats ont fait la part des choses et compris que le ciel ne serait pas obscurci pour toujours.