•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

C'est jamais pareil, ICI Première.
C'est jamais pareil, ICI Première.
Rattrapage du mardi 20 avril 2021

Rareté de logements abordables dans la région

Les logements de plus en plus rares au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Publié le 20 avril 2021
Affiche «à louer» sur un balcon.
Un logement à louerPHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le taux d'inoccupation des loyers à Saguenay est passé sous le seuil de 3 % selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Au Lac-Saint-Jean, notamment à Roberval et à Alma, la situation était déjà difficile depuis un bon moment.

La porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, y voit un scénario semblable à celui qu’on remarque ailleurs dans la province. La situation amène aussi une hausse du coût des logements.

Elle cite la SCHL, selon laquelle le coût moyen d’un 4 et demi à Saguenay atteint maintenant 696 $ par mois. Ce montant correspond à ce qu’on retrouve à Rimouski ou Trois-Rivières, des villes qui connaissent aussi des bonds importants.

À l’échelle du Québec, cette moyenne mensuelle est plutôt de 856 $.

Véronique Laflamme rappelle toutefois que les revenus des ménages locatifs dans la région sont moins importants que ceux de la métropole. Ici, il avoisine 32 000 $, si bien que les locataires ne peuvent assumer des coûts mensuels trop élevés.

En fait, même avant la pandémie et avant cette crise du logement, le tiers des ménages locatifs au Saguenay-Lac-Saint-Jean, soit 12 000 ménages, consacrait déjà plus du tiers de leur revenu à leur loyer. Ce sont des gens qui ne vivent pas dans des logements qui sont abordables pour eux, explique Véronique Laflamme.

Quels sont les risques pour l’avenir?

Si le taux d’inoccupation continue de baisser, elle entrevoit des jours encore plus difficiles pour les locataires qui cherchent un loyer. Plusieurs n’auront d’autres choix que de s’installer loin de leur milieu.

« Le plus grand risque, c’est qu’on perde des gens dans nos communautés qui sont obligés d’aller ailleurs. Ça a des conséquences, entre autres, sur les enfants qui doivent changer d’école. »

—  Véronique Laflamme, porte-parole, FRAPRU

Elle craint aussi l’explosion des coûts des loyers. Ça pourrait venir avec une nouvelle baisse du taux d’inoccupation à Saguenay alors il faut agir maintenant pour prévenir ça, explique-t-elle.

Véronique Laflamme rappelle aussi que les locataires doivent être protégés contre les stratagèmes de certains propriétaires qui tenteront de profiter de la situation pour hausser le coût de leur loyer de façon inacceptable et qui essaieront de chasser les locataires installés depuis longtemps qui les empêchent de hausser le coût de leurs loyers.