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C'est jamais pareil, ICI Première.
C'est jamais pareil, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 19 mars 2021

Éviter les problèmes de santé mentale

Le personnel soignant à bout de souffle malgré un répit des hospitalisations

Publié le 19 mars 2021
Une infirmière tient la main d'une aînée, qui est couchée dans un lit.
Une infirmière auprès d'une aînéePHOTO : Getty Images / LPETTET

Le personnel soignant du Saguenay-Lac-Saint-Jean vit encore énormément d'angoisse et de stress, même si la progression de la COVID-19 entraîne moins d'hospitalisations et de décès qu'à l'automne.

La présidente régionale du Syndicat des professionnelles en soins, Julie Bouchard, confirme que les absences se multiplient et précise qu’elles sont souvent liées à la santé mentale et à l’épuisement. En entrevue à l’émission C’est jamais pareil, Mme Bouchard réagissait au reportage de l’équipe d’Enquête diffusé par Radio-Canada.

Julie Bouchard rappelle que des infirmières ont vécu des chocs post-traumatiques après avoir vu plusieurs patients mourir seuls et isolés. D’autres ont été gravement atteintes par le surmenage et la surcharge de travail. La pandémie est pourtant loin d’être terminée et la menace d’une troisième vague n’est toujours pas écartée.

« Peu importe qu’elles aient été confrontées à la COVID ou à la mort à plusieurs reprises, chacune a eu une période d’adaptation et a été confrontée à ses propres valeurs. »

—  Julie Bouchard, présidente régionale, Syndicat des professionnelles en soins

Le manque de personnel, le fait de travailler dans un autre département et la charge supplémentaire liée à tous les nouveaux protocoles et aux équipements de protection individuelle ont alourdi la tâche des soignants, explique Julie Bouchard. Sans compter que plusieurs ont été infectées par le coronavirus.

À la recherche de reconnaissance

La représentante syndicale est catégorique : ce dont le personnel soignant a besoin, c’est de reconnaissance.

« Ce qui est difficile présentement, c’est le manque de reconnaissance que l’on a, autant de la part de notre employeur que du gouvernement. »

—  Julie Bouchard, présidente régionale, Syndicat des professionnelles en soins

Ce qui ferait du bien, ajoute-t-elle, c’est de s’assurer que lorsqu’on prend des décisions, entre autres pour la reprise des activités comme présentement, que le personnel sur le terrain est en place et est suffisant, ce qui n’est pas le cas.

Elle souhaite au moins que la situation actuelle et celle des derniers mois servent de leçons aux instances en place.