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La symphonie silencieuse d'Antonia Nantel

Le titre de l'émission "Carte blanche à..." et les noms de 5 personnes à l'animation : Catherine Pépin, Myriam Fehmiu, Patricia Bitu Tshikudi, Marc-André Carignan et Roseline Filion.

Sans Antonia Nantel, l’OSM n’aurait jamais vu le jour

La femme aux cheveux attachés pose pour une photo officielle.
Antonia Nantel, circa 1935-1943PHOTO : BAnQ / Fonds La Presse
Le titre de l'émission "Carte blanche à..." et les noms de 5 personnes à l'animation : Catherine Pépin, Myriam Fehmiu, Patricia Bitu Tshikudi, Marc-André Carignan et Roseline Filion.
Carte blanche à...Publié le 15 mai 2021

« L'histoire ne retient pas ce que les femmes ont fait », rappelle l'historienne Micheline Dumont. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne Antonia Nantel, dont la place dans l'histoire culturelle du pays mériterait d'être mise en lumière. Cette musicienne est la principale force derrière la création de l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM), en 1935. Pourtant, son nom n'est que rarement mentionné à ce sujet, comme le déplore Catherine Richer, qui lui consacre cette émission.

Il y a quelques années, les politiciennes Françoise et Hélène David ont lancé une opération afin de faire reconnaître le rôle de leur grand-mère Antonia Nantel à titre de grande bâtisseuse de la musique classique au pays.

Missives révélatrices

Des lettres retrouvées longtemps après la mort d’Antonia, en 1953, révèlent tout un pan jusqu’ici occulté de l’histoire de la musique dans le Québec du début du 20e siècle.

« Ma grand-mère avait joué un rôle dans la création de l’OSM, et j’en ignorais tout », note Françoise David.

Travail dans l’ombre

Catherine Richer déniche aussi un témoin de l’époque qui confirme l’importance capitale de cette femme dans notre histoire collective.

Pourtant, on ne fait jamais mention du travail d’arrache-pied de cette prodigieuse pianiste pour que naisse un orchestre symphonique destiné à une clientèle canadienne-française. Il s’appellera la Société des concerts symphoniques à ses tout débuts.

Ce sont plutôt Athanase David, le mari d’Antonia, Jean C. Lallemant et Pierre Béique qui font office de fondateurs de l’ensemble musical.

Un festival sous sa gouverne

Par ailleurs, c’est aussi Antonia Nantel qui a mis sur pied les Festivals de Montréal, dont les premiers concerts ont été présentés en plein air, sur le mont Royal.

« Elle a été pas mal plus que la fidèle muse et collaboratrice de son mari. Elle a présidé [ les Festivals de Montréal ] pendant rien de moins que 16 ans », tient à rétablir Hélène David.