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Besoins criants en hébergement : des gens contraints de dormir dans des tentes

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du mercredi 7 décembre 2022

Besoins criants en hébergement : des gens contraints de dormir dans des tentes

Liste d’attentes pour l’hébergement en santé mentale au Québec

Bruno Bisson, en studio, au micro de Radio-Canada.
Bruno Bisson, directeur général de l'organisme Le Pont de Rouyn-Noranda.PHOTO : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 7 décembre 2022

Radio-Canada a appris qu'environ 1100 personnes se trouvent sur la liste d'attente pour un hébergement en santé mentale au Québec. Selon des données d'octobre dernier, l'Abitibi-Témiscamingue possède, en nombre, la plus faible capacité d'hébergement dans la province.

De plus, une dizaine de personnes de la région seraient en attente.

Comment se vit la situation en Abitibi-Témiscamingue actuellement? Est-ce qu'on arrive à répondre à la demande? Qu'est-ce qu'on peut faire si on n'y arrive pas? Y'a-t-il un plan d'urgence?

Pour en parler, nous avons reçu Bruno Bisson, directeur général de l'organisme Le Pont de Rouyn-Noranda, et Yvon Desrosiers, directeur de l’Accueil d’Amos. Selon ce qu'ils rapportent, la situation n'est pas tellement rose dans la région.

M. Bisson indique qu'à Rouyn-Noranda, on n'est pas du tout en mesure de répondre à la demande, alors que des gens sont toujours en attente ou doivent demeurer dans des logements hors de prix pour eux. Certains se retrouvent donc en situation d'itinérance et doivent aller à la Maison du Soleil Levant, tandis que d'autres vont même trouver refuge dans des guichets automatiques. De plus, des personnes habitent dans une tente, fait-il savoir.

À Amos, le portrait est semblable, signale M. Desrosiers. Beaucoup de personnes sont notamment contraintes de vivre dans des logements insalubles ou même dans la rue.

« En date de cet après-midi (mercredi), on a entre cinq et dix personnes qu'on connaît, à Amos, qui vivent et dorment dans des tentes, faute de logement et d'hébergement, faute aussi d'endroit où ces gens pourraient être acceptés avec l'ensemble de leur problématique et vraiment écoutés. Nous, on va accueillir ces gens-là, mais on a malheureusement nos limites pour l'espace, pour l'intervention, pour l'accueil, pour le nombre de lits. À toutes les fois qu'on en parle, j'ai de la difficulté à comprendre qu'en 2022, en Abitibi, qu'il y a des gens qui couchent dans des tentes », a mentionné Yvon Desrosiers.

Pour écouter cette entrevue, cliquez sur l'audiofil.