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Inflation  :  le prix des aliments va continuer d’augmenter dans les épiceries

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du mardi 17 mai 2022

Inflation  :  le prix des aliments va continuer d’augmenter dans les épiceries

Le prix des aliments continue d'augmenter, et les producteurs agricoles s'inquiètent

Une dame tient un panier de fruits et légumes dans une épicerie.
La hausse du prix des aliments pourrait atteindre 7 % en 2022.PHOTO : iStock
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 17 mai 2022

Les consommateurs ont constaté que leur panier d'épicerie leur coûte plus cher, et plusieurs signaux nous indiquent que ces prix continueront de monter au cours des prochains mois. Pourquoi? Martin Caron, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), nous explique.

Plusieurs facteurs causent la hausse du coût des aliments.

Martin Caron mentionne notamment la montée en flèche du coût du carburant. Lui-même producteur céréalier et laitier, il rapporte que l’an dernier, sa facture de carburant sur ses terres s’élevait à 14 000 $.

Cette année, il prévoit qu’elle bondira à 24 000 $.

Chez vous, en Abitibi-Témiscamingue, ça a des impacts encore plus grands, ajoute-t-il, puisque les régions éloignées nécessitent du transport sur de plus longues distances.

Une station-service du détaillant Irving affichant le litre d'essence ordinaire à 214,9 ¢.

Le prix de l'essence a atteint 214,9 ¢ le litre lundi dans la région de Québec.

Radio-Canada

Martin Caron affirme que la situation est critique. Il insiste sur le fait que la hausse des prix a un impact direct sur le garde-manger de la population.

En Abitibi-Témiscamingue, les producteurs qui ont des machineries à faire réparer, bien souvent, les concessionnaires ne sont pas habiletés pour faire ces réparations-là. Donc il faut prendre ces machines-là et les envoyer dans une autre région. Habituellement, on me disait que les coûts se jouent entre 800 $ et 1000 $, mais là, si une machine brise, c’est deux fois le prix, indique-t-il.

« C’est vraiment stressant présentement. Ça fait longtemps que je n’ai pas ressenti ça. »

— Une citation de  Martin Caron, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA)

L’UPA veut demander de l’aide aux gouvernements fédéral et provincial, comme ce fut le cas durant la crise de la COVID-19.

On va avoir de la misère en tant que producteur à refiler cette facture-là. Oui dans des cas on va être capable de la refiler, mais dans d'autres cas, on est des preneurs de prix [...] Le prix augmente, mais le producteur ne reçoit pas sa juste part dans ce prix-là, déplore M. Caron, qui rapporte un manque de liquidités chez plusieurs producteurs de la région.

L’UPA souhaite notamment demander des ajustements aux programmes d'aide déjà existants.

On craint d'ailleurs que des producteurs, face aux difficultés financières, décident d’abandonner leur entreprise et de quitter le domaine agricole.

Il faut avoir une petite pensée pour nos gens de la relève. Ceux qui viennent de démarrer leur entreprise et qui ont ces augmentations-là, ce n’est vraiment pas évident. Il faut soutenir ces gens-là, que ce soit du côté financier avec des programmes, et soutenir du côté humain, conclut M. Caron.