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La guerre en Ukraine est suivie de près dans une ligue de hockey ontarienne.

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du lundi 28 février 2022

La guerre en Ukraine est suivie de près dans une ligue de hockey ontarienne.

Le conflit en Ukraine suivi de près par les Titans de Témiscaming

Un homme avec de la barbe
L'Ukrainien Danil Babchuk, 21 ans, évoluait au sein de la même ligue que les Titans de Témiscaming l'an dernier.PHOTO : Gracieuseté
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 28 février 2022

Le directeur général et chef des opérations des Titans de Témiscamingue, François Harrison, rappelle que la guerre entre la Russie et l'Ukraine a des impacts concrets près de chez nous.

Il cite en exemple l'histoire d'un ancien joueur de la ligue de hockey Ontarienne, GMHL, dans laquelle évolue son équipe, qui est de retour chez lui en Ukraine.

Danil Babchuk, 21 ans, évoluait dans cette ligue comme défenseur l'an dernier.

Après l'invasion de son pays par la Russie, et avec une mobilisation générale pour tous les hommes de 18 à 60 ans, il anticipe d'avoir à troquer son bâton de hockey pour une arme, en plein conflit géopolitique.

Le directeur général et chef des opérations des Titans de Témiscamingue, François Harrisson, a eu des nouvelles de Danil Babchuck.

« Il est susceptible à très court terme de se retrouver avec un AK47 dans les mains et l'obligation de défendre son pays ou sa vie, ou peut-être même de tuer quelqu'un. Alors imaginez-vous l'impact que ça a sur la vie d'un jeune homme qui n'était pas fait pour être un soldat, qui avait une vie totalement comme vous et moi en avions une à 21 ans »

— Une citation de  François Harrison, directeur général et chef des opérations des Titans de Témiscamingue

Les bombardements sont perceptibles près de chez Danil Babchuk, mais jusqu'ici, sa famille se porte bien.

Cette saison, deux joueurs de l'équipe des Civics de New Tecumseth sont Ukrainiens. L'alignement des Titans compte par ailleurs quatre jeunes joueurs russes. Le plus jeune, Andrei Svalov, doit revenir l'an prochain.

François Harrisson raconte qu’il a dû poser d'importantes questions au joueur alors que son visa doit expirer dans les prochaines semaines et que l'incertitude plane quant à savoir s'il pourra revenir au pays dans quelques mois.

Je lui ai demandé: Andrei, est-ce que tu entrevois comme quelque chose de possible de demeurer au Canada pendant un an et demi sans revoir ta famille? Et est-ce que ta famille est prête à ça aussi? Parce que si on trouve, par les moyens légaux, avec l’immigration canadienne, la possibilité qu’il demeure au Canada, s’il s’engage sur cette avenue-là, il ne retournera pas voir sa famille en Russie avant, possiblement, le printemps 2023, raconte M. Harrisson.

Le directeur général ne s’attendait pas à assumer de telles responsabilités il y a quelques années.

Ça fait deux ans qu’on est à lutter contre la COVID. Voilà maintenant que ça se présente dans le dossier d’un directeur général d’une équipe de hockey qui, généralement, n’a pas à gérer ce genre de trucs, conclut-il.