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Banque alimentaire  :  hausse des prix des aliments, hausse de la demande

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du lundi 25 octobre 2021

Banque alimentaire  :  hausse des prix des aliments, hausse de la demande

Les banques alimentaires fortement touchées par la hausse du prix des aliments

Des boîtes de cartons de denrées empilées dans un entrepôt.
La banque alimentaire de la Ressourcerie Bernard-Hamel, à Rouyn-NorandaPHOTO : Radio-Canada / Mathieu Ouellette
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 25 octobre 2021

L'importante hausse du prix des aliments observée depuis un an occasionne des impacts considérables dans le fonctionnement des banques alimentaires de l'Abitibi-Témiscamingue.

Selon Statistiques Canada, la hausse du prix de la nourriture se chiffre à près de 4% lors de la dernière année seulement, tandis que les prix de la viande ont bondi de près de 10%.

Selon Martine Dion, directrice générale de la ressourcerie Bernard-Hamel à Rouyn-Noranda, la flambée du prix des denrées a forcé plusieurs personnes à modifier leurs habitudes de consommation.

Il y en a qui ne vont presque plus à l’épicerie et qui vont faire appel quasi exclusivement à la banque alimentaire. Ils vont venir les deux fois auxquelles elles ont droit et après ça vont faire des demandes de dépannage d’urgence, dit-elle.

De son côté, le directeur général de l'Accueil d'Amos, Yvon Desrosiers, affirme que le nombre de personnes ayant recours aux services du comptoir alimentaire est demeuré stable dans la dernière année, mais que le visage de la clientèle a changé.

La différence, c’est qu’on a beaucoup de personnes immigrantes et aussi des personnes qui travaillent, mais qui ont de la difficulté à arriver. Ces gens sont donc obligés de venir à la banque alimentaire, explique-t-il.

M. Desrosiers souligne que l'inflation ne touche pas uniquement les denrées alimentaires et que ce phénomène a des conséquences importantes pour les foyers à faible revenu.

Il y a de plus en plus de personnes qui ont de la difficulté à arriver parce que le logement est trop cher et l’essence a augmenté, tout comme plusieurs autres produits. Beaucoup de gens qui travaillent au salaire minimum ont de la difficulté à arriver, donc ils ont plus souvent recours au dépannage alimentaire, soutient-il.

Yvon Desrosiers, directeur général de la banque alimentaire d'Amos

Yvon Desrosiers, directeur général de la banque alimentaire d'Amos (archives)

Radio-Canada / Vanessa Limage

La pénurie de main-d'œuvre complique également les efforts en approvisionnement des banques alimentaires de la région.

Ce qui nous vient des épiceries, c’est que les commis n’ont plus le temps de mettre les aliments dans nos bacs. Tout le système du programme de récupération en supermarché, ça comporte des normes assez strictes. Ils n’ont même plus le temps pour former les employés pour faire ces rotations-là, se désole Martine Dion.

Elle souligne que les organismes travaillent de concert avec les fournisseurs pour trouver des solutions et invite la population à être généreuse à quelques semaines seulement de la période des Fêtes.