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Urgence fermée  :  témoignage d'une maman de Senneterre

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du mercredi 20 octobre 2021

Urgence fermée  :  témoignage d'une maman de Senneterre

Urgence fermée : témoignage d'une maman de Senneterre

Une femme tient son fils dans ses bras dans un lit d'hôpital.
Kimberley Steinmetzer-Villeneuve et son fils JamesPHOTO : gracieuseté Kimberley Steinmetzer-Villeneuve
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 20 octobre 2021

La fermeture de l'urgence de Senneterre a causé toute une frousse à une mère, lundi soir. Après avoir trouvé son fils de 21 mois en convulsions, elle a dû parcourir les longues minutes qui la séparaient de Val-d'Or dans un état de panique.

Mardi soir, après être passée dans la chambre de ses enfants pour les embrasser avant d’aller se coucher, Kimberley Steinmetzer-Villeneuve est au lit lorsqu’elle entend un bruit étrange provenant de la chambre de son fils. En arrivant dans sa chambre, elle constate qu’il est en convulsions, le visage appuyé dans son matelas.

Prise de panique, j’ai pris mon fils dans mes bras et je l’ai tourné face à moi pour constater qu’il était pâle, qu’il avait les yeux qui tournaient et qu’il n’avait plus trop de conscience. J’ai crié à mon conjoint de venir me rejoindre, raconte-t-elle.

« Ce soir-là, j’ai réalisé qu’on était le fameux 18 octobre et qu’après 16h, on ne pouvait plus arrêter de respirer. »

— Une citation de  Kimberley Steinmetzer-Villeneuve

Après qu’elle ait appelé le 9-1-1, son conjoint, se sentant impuissant, s’est dépêché à transporter son fils jusqu’au garage où sont situées les ambulances, espérant sauver du temps. James a par la suite été transféré à Val-d’Or sous les soins des ambulanciers.

La journée d’avant, si ça s’était produit, on n’aurait pas appelé le 9-1-1, on se serait rendu directement à l’urgence. Mais là, l’urgence était fermée, lance-t-elle.

Mme Steinmetzer-Villeneuve a elle aussi dû parcourir les 67 kilomètres qui séparent Senneterre de l’hôpital de Val-d’Or pour aller rejoindre son fils, en n’ayant aucune idée de son état, puisque son conjoint est parti tellement vite qu’il a oublié son téléphone.

Un enfant de deux ans qui dort dans un lit d'hôpital.

Heureusement, James, 21 mois, se porte bien.

gracieuseté Kimberley Steinmetzer-Villeneuve

Ce 45 minutes de route là est très long pour un parent, un proche qui est sans nouvelles et qui va constater l’état de la personne rendu sur place. Mon état d’esprit, c’est “traumatisée”. Je me mets à la place des gens qui ne pourraient pas quitter avec leur véhicule ou qui n’ont pas de véhicule pour se rendre sur place, donc laissent la vie d’un proche entre les mains d’un ambulancier, dit-elle.

L'histoire se termine bien pour James et sa famille, mais elle aurait pu prendre une tournure plus dramatique, insiste la jeune maman. Je pense à tous les citoyens de la ville de Senneterre, où quelqu’un qui aurait fait un arrêt cardiaque ou quoi que ce soit, tout ce temps-là, ça ne pardonne pas. Mon fils est bien, il est stabilisé, tout est beau, mais ça aurait pu être autre chose, une autre situation, ça aurait pu être quelqu’un d’autre, souligne-t-elle.

Elle ajoute que comme sa famille avait mobilisé une ambulance, si quelqu’un d’autre avait eu à être transporté à l’hôpital, les délais auraient pu être encore plus longs pour cette personne. S’il y avait eu un autre cas, je ne sais pas comment celui-ci aurait pu être géré, avance-t-elle.

Pour écouter l’entrevue complète, cliquez sur l’audiofil.