•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Un niveau bac recommandé pour entrer dans la profession infirmière au Québec

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du jeudi 16 septembre 2021

Un niveau bac recommandé pour entrer dans la profession infirmière au Québec

Le baccalauréat recommandé pour entrer dans la profession infirmière au Québec

Le campus de Rouyn-Noranda de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, en été.
La rentrée avait lieu ce lundi à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.PHOTO : Radio-Canada / Emily Blais
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 16 septembre 2021

Le baccalauréat pourrait devenir la seule porte d'entrée vers la profession infirmière, si on suit les recommandations formulées dans un rapport à la suite d'états généraux sur la profession, dévoilé jeudi.

Les infirmières bachelières ont des compétences supplémentaires aux infirmières techniciennes, qui leur permettent notamment de travailler dans des milieux de soins critiques et communautaires, explique Abir El-Haouly, co-directrice du module en sciences de la santé - volet sciences infirmières à l’UQAT.

Actuellement, le Québec est en décalage par rapport aux autres provinces canadiennes et à plusieurs autres pays de la francophonie où la porte d’entrée à la profession infirmière est vraiment la formation universitaire. Le fait de rehausser la formation infirmière permet - et ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les données probantes qui le disent - d’augmenter la qualité des soins offerts à la population. Ça permet aussi de réduire la mortalité, la morbidité et même diminuer les coûts du système de santé, fait valoir Mme El-Haouly.

Plus que jamais, le Québec manque d’infirmières, comme le prouvent les différentes ruptures de services dans les centres de santé de la province et de l’Abitibi-Témiscamingue. La formation universitaire est plus difficile d’accès pour certains et plus coûteuse. Est-ce contre-productif de rendre la formation plus sélective?

Le premier ministre, dernièrement, a dit être prêt à offrir des avantages pour que les infirmières restent dans les milieux de soins et pour désengorger le système de santé, donc j’imagine qu’il est prêt à fournir les fonds nécessaires [pour former ces infirmières], estime la co-directrice.

Le gouvernement devra décider s’il suit ou non cette recommandation, mais si tel est le cas, Abir El-Haouly croit que les infirmières formées au cégep et celles déjà sur le marché du travail ne seront en aucun cas pénalisées. Les infirmières qui s’inscriraient à la technique n’auraient qu’à poursuivre leurs études à l’université, avec une clause grand-père leur créditant certains cours déjà suivis au cégep.