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Campagne fédérale :  les enjeux autochtones

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du mardi 7 septembre 2021

Campagne fédérale :  les enjeux autochtones

Campagne fédérale : les enjeux autochtones trop peu couverts?

Elle pose devant un tableau d'oie en vol.
La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier.PHOTO : Radio-Canada / Julie Marceau
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 7 septembre 2021

La question autochtone a beaucoup retenu l'attention au cours de la dernière année, mais est-elle suffisamment couverte depuis le début de la campagne électorale fédérale?

Pour le juriste Alexis Wawanoloath, il est désolant de voir que la découverte de centaines de sépultures d’enfants sur les sites d’anciens pensionnats autochtones au cours de la dernière année n’ait pas placé la question autochtone au cœur de cette élection.

C’était quelque chose qu’on disait depuis longtemps et ça devrait être au cœur de la campagne électorale, mais ce n’est pas un enjeu qui est nécessairement repris tout le temps par les politiciens. C’est assez consternant de voir le peu de place que les réalités autochtones prennent dans cette campagne-là, estime-t-il.

Alexis Wawanoloath derrière un micro dans un studio radio de Radio-Canada.

L'analyste politique et ex-député provincial Alexis Wawanoloath

Radio-Canada

Édith Cloutier rappelle que 50 % des Autochtones vivent hors réserve, en milieu urbain, et que cette proportion peut atteindre 70 % dans certaines grandes villes.

En regardant les plateformes de tous les partis, l’enjeu de l’urbanité autochtone est totalement absent. Il y a quand même des éléments marquants où on doit se pencher sur une réalité contemporaine, où les populations autochtones investissent la ville, occupent la ville. Il y a des institutions et des organisations qui œuvrent au service de cette population-là, souligne-t-elle, mentionnant que les centres d’amitié partout au Canada présentent des idées aux différents candidats qui leur rendent visite.

Elle espère que les membres des Premières Nations exerceront leur droit de vote, mais n’est pas très optimiste. Le fait d’avoir des candidates autochtones dans la circonscription Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou pourrait peut-être changer la donne, selon elle.

Je pense que ça va prendre plus qu’un cycle d’élection pour changer le réflexe des personnes autochtones à aller au vote. Il faut dire qu’il y a une confiance qui est à rebâtir, on parle de réconciliation, mais la réconciliation doit être précédée du respect des personnes autochtones et avec ce respect peuvent venir les changements. Mais je pense que d’avoir des personnalités autochtones, c’est un pas dans la bonne direction, dit-elle.

Tous deux s'entendent pour dire que les partis doivent non seulement reconnaître le racisme systémique, mais s'engager à prendre des actions concrètes pour lutter contre ce racisme.

Pour écouter l’entrevue complète, cliquez sur l’audiofil.