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Chronique culture et société  :  le parcours d’un jeune boxeur de Rouyn-Noranda

Ça vaut le retour, ICI Première
Rattrapage du mercredi 3 novembre 2021

Chronique culture et société  :  le parcours d’un jeune boxeur de Rouyn-Noranda

Chronique culture et société : le parcours d’un jeune boxeur de Rouyn-Noranda

André Pellan et Gabriel Aly-Ndiaye au Club de boxe de Rouyn-Noranda. Gabriel Aly-Ndiaye tient un trophée de boxe dans une main.
André Pellan, entraîneur-chef du Club de boxe de Rouyn-Noranda et Gabriel Aly-Ndiaye.PHOTO : Facebook : Club de boxe de Rouyn-Noranda
Ça vaut le retour, ICI Première
Ça vaut le retourPublié le 3 novembre 2021

Représenter le Canada aux Jeux olympiques et devenir champion du monde, voilà ce qui motive le boxeur rouynorandien Gabriel Aly-Ndiaye quand il se lève le matin en direction du Club de boxe Pound 4 Pound de Montréal.

L’athlète âgé de 15 ans parle avec confiance quand il est question de sa boxe. Avec confiance, mais aussi avec humilité puisqu’il sait qu’il a encore du chemin à parcourir avant d’atteindre ses objectifs.

Je dois travailler sur ma défense. Je me décrirais comme Muhammad Ali : je prends beaucoup de coups, mais j’en donne aussi beaucoup. À la longue, ce n’est pas super bon pour la tête. Comme j’ai promis à ma mère que je ferai attention, je dois travailler ma défense, raconte le jeune boxeur en souriant.

Gabriel Aly-Ndiaye peut se permettre de croire en ses rêves. Il présente un potentiel sérieux afin de devenir un athlète professionnel. En 2018, il a mis la main sur le titre des Gants de bronze (42 kilogrammes) ainsi que les prestigieux Gants Dorés (44 kilogrammes), le plus important rendez-vous de la Fédération québécoise de boxe olympique.

Le jeune Gabriel Aly-Ndiaye pose fièrement avec sa médaille en 2018.

L'athlète Gabriel Aly-Ndiaye en 2018.

Facebook : Club de boxe de Rouyn-Noranda

André Pellan

Gabriel Aly-Ndiaye se rappelle encore la première fois qu’il a mis les pieds au Club de boxe de Rouyn-Noranda. C’est mon oncle qui est venu me reconduire et c’est là que j’ai rencontré André, se rappelle-t-il.

André Pellan est l'entraîneur-chef du Club de boxe de Rouyn-Noranda. Natif de la région de Québec, il est inscrit au Séminaire de Québec afin de devenir prêtre. Or, il décide de tout quitter et poursuivre une formation universitaire à l’école Polytechnique en génie civil. Cette discipline académique, il se l'impose aussi dans le sport, dans la boxe. Il connaîtra une carrière chez les professionnels de 1957 à 1965, en signant une fiche parfaite de 20 victoires en 20 combats dont 18 par KO. C’est une blessure qui a mis fin à sa carrière.

« André à tout de suite pris soin de moi, il m’a fait faire le tour du gymnase et tout ce que je devais faire. La première fois, il a tout fait mon entraînement. Il m’a donné la passion. Tout ce que j’ai en ce moment c’est grâce à André. »

— Une citation de  Gabriel Aly-Ndiaye

Rapidement, Gabriel Aly-Ndiaye a plafonné dans son développement. L’Abitibi-Témiscamingue n’est pas un terreau aussi fertile en boxe qu’au hockey. Il doit donc déménager s’il veut atteindre le niveau supérieur. Un ami lui parle alors d’un club de boxe à Montréal qui offre le programme sport-étude. Je suis allé à Montréal, j’ai rencontré l'entraîneur du Club de boxe Pound 4 pound et on a boxé, affirme le jeune boxeur. Il a sûrement bien aimé ma boxe, parce que me voici huit mois plus tard installé ici et inscrit au programme. 

Le club est dirigé par « coach » Vincent Auclair. Il partage ses locaux avec l’Académie Marc Ramsay. Ce dernier est l’un des meilleurs entraîneurs de boxe du monde. Parmi ses protégés on compte Artur Beterbiev, Oscar Rivas et Arslanbek Makhmudov, pour ne nommer que ceux-là.

Marc Ramsay, lui aussi, est natif de Rouyn-Noranda.

Cet environnement pousse Gabriel Aly-Ndiaye à s'entraîner tous les jours, tout en conservant de bonnes notes à l’école s’il veut garder sa place dans le programme sport-études. Ce qu’il a l’intention de faire, grâce à la discipline que lui a imposé son mentor André Pellan.

Los Angeles 2028

Être un Olympien et champion du monde, voilà ce qui tire l’athlète de 15 ans hors du lit le matin.

Il aurait aimé prendre part aux Jeux olympiques de Paris en 2024, mais ce sera impossible en raison de son âge.

Alors le plan de Gabriel Aly-Ndiaye est le suivant : devenir boxeur professionnel dès sa majorité, gagner du galon et faire le plus de combats possible, pour ensuite tenter sa chance aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Avant d’en arriver là, il y aura plusieurs étapes à franchir. La prochaine, ce sera les championnats canadiens, dont les qualifications sont les 10,11 et 12 décembre prochain.

Gabriel Aly-Ndiaye a bien l’intention de revenir à la maison, à Rouyn-Noranda, avec la ceinture de champion canadien autour de la taille et célébrer avec sa famille.