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Entrevue Abla Farhoud : Son livre Le dernier des snoreaux

C'est fou, ICI Première.
Audio fil du dimanche 2 juin 2019

Entrevue Abla Farhoud : Son livre Le dernier des snoreaux

Le dernier des snoreaux, un roman sur la folie et l'oubli

L'auteure Abla Farhoud
L'auteure Abla FarhoudPHOTO : Antoine Rouleau
C'est fou, ICI Première.
C'est fou...Publié le 3 juin 2019

L'écrivaine montréalaise d'origine libanaise Abla Farhoud s'est inspirée de la vie de son frère pour explorer les thèmes de la vieillesse, de la folie et de l'oubli dans son dernier roman, Le dernier des snoreaux.

Le personnage principal, Ibrahim Abou-Snobara – surnommé « le snoreau » –, est vieux et fou; une combinaison de stigmates difficile à vivre dans notre société. « J’allais voir mon frère [en résidence], je revenais à la maison et ça s’écrivait tout seul », se souvient l’auteure, qui a néanmoins écrit le récit au « je ».

« Je suis devenue "le fou". C’est pour ça que c’était facile à écrire. »

— Une citation de  Abla Farhou, écrivaine, dramaturge et comédienne

L’écrivaine n’hésite d’ailleurs pas à employer l’expression « malade mental ». « Pourquoi la maladie mentale devrait-elle être répugnante et les autres maladies, non? » demande-t-elle.

Comme c'est le cas pour le frère d'Abla Farhoud, Ibrahim Abou-Snobara n’a pas d’enfants; un drame pour un immigrant. Le roman est donc en quelque sorte un moyen d’assurer la mémoire de l'homme, de lui permettre de continuer à exister même après sa mort.

Pour l’auteure, écrire est un devoir de mémoire. « J’ai un besoin immense d’écrire, de garder quelque chose de ce qui est difficile à vivre », explique-t-elle.

Née au Liban, Abla Farhoud s’est installée pour de bon au Québec en 1973. Elle croit que l’exil est un « traumatisme permanent ». « Ça prend un effort incroyable pour se sortir de ce traumatisme-là et d’en faire quelque chose de positif », dit celle qui écrit des livres pour « saisir l’insaisissable ».